L’ouverture de l’édition 2026 du Forum national sur la biodiversité terrestre et marine s’est tenue ce mardi 20 octobre au CNDRS. Placée sous le thème « Connaissances, résilience et gouvernance durable pour les générations futures », cette rencontre réunit, du 20 au 22 octobre, des chercheurs du centre, des représentants d’institutions, des associations partenaires ainsi que des participants internationaux. Les échanges portent sur les enjeux de préservation du patrimoine naturel comorien et les moyens de renforcer la résilience des communautés face aux défis environnementaux.
Dans son mot de bienvenue, le directeur du CNDRS, le docteur Toiwilou Mze Hamadi a salué l’engagement du ministère du tourisme et de la recherche scientifique, rappelant que la recherche reste au cœur des relations pour la préservation du patrimoine. « Investir dans la recherche, c’est investir dans l’avenir de nos ressources et de nos générations », a-t-il affirmé. Le professeur Ahmed Ouledi, dans son allocution, il a ensuite insisté sur la nécessité d’un pilotage scientifique solide, capable de transformer les connaissances en leviers de gouvernance durable. Le secrétaire général du ministère de l’environnement, Abdourahman Ali Mroivili, qui représente le ministère de l’environnement et du tourisme a rappelé que les Comores disposent d’une immense diversité naturelle, mais que l’ambition nationale doit dépasser la simple préservation des ressources. « Les décisions politiques doivent se poser sur des données fiables », a-t-il souligné, appelant à une meilleure articulation entre science et action publique.
Dans son allocution, l’ambassadeur de France, Monsieur Étienne Chapon a mis en avant l’importance du dialogue entre la science, la société et la politique. « Préserver la biodiversité, c’est protéger des ressources qui touchent directement la société », a-t-il déclaré, citant des projets tels que Ulanga Mali ou Recos de la COI, menés dans un esprit de partenariat. Il a insisté sur la place centrale des chercheurs et de la jeunesse dans cette dynamique. Le ministre de l’éducation nationale a encouragé la création de clubs scientifiques et le soutien aux publications académiques et scientifiques. Il a rappelé que la science doit dialoguer avec les acteurs locaux, pêcheurs, agriculteurs et communautés afin que les savoirs ne restent pas confinés aux laboratoires mais irriguent la société.
Ce forum, qui réunit institutions nationales, partenaires internationaux et société civile durant cette semaine, se veut un espace de partage de connaissances et de construction collective d’après les organisateurs. « Les débats porteront sur la résilience des écosystèmes, la gouvernance durable et l’implication des jeunes générations dans la défense du patrimoine naturel » Rajoute le Directeur Toiwilou Mze Hamadi. Lors de cette première journée, les expositions et les posters scientifiques présentés par les équipes de l’INRAP, des Parcs nationaux des Comores, de l’Observatoire volcanologique du Karthala ainsi que d’autres institutions et associations ont permis de rappeler que la biodiversité constitue une richesse fragile, mais aussi une responsabilité partagée entre les décideurs politiques et la communauté scientifique.
Aticki Ahmed Ismael
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