Le projet "agriculture de conservation et agro-écologie appliquées au maraichage améliorant la sécurité alimentaire" est lancé jeudi 29 juillet à M’vouni. Ce projet permettra aux agriculteurs de pratiquer une agriculture professionnelle, orientée vers les besoins des marchés et productive grâce à la mise en place d’une agriculture intensive qui prend en compte l’écologie. Il sera réalisé dans les 3 îles de l’Union des Comores.
La stratégie du PCE 2020-2030 repose sur la transformation structurelle de l’économie, avec pour moteur la création d’emploi des jeunes, l’autosuffisance alimentaire et la transformation de produits de base et l’exportation. C’est pour cela que le projet "agriculture de conservation et agro-écologie appliquées au maraichage améliorant la sécurité alimentaire" est lancé jeudi 29 juillet à M’vouni. Elle se présente sous la forme d’une facilité de financement à destination des organisations de la société civile pour l’amélioration des revenus de la population rurale en réduisant la dépendance alimentaire vis-à-vis des importations, et le développement d’une activité professionnelle durable, en structurant une offre de services en milieu rural. « La sécurité alimentaire et les questions de souveraineté alimentaire sont depuis longtemps des préoccupations importantes pour l’Union des Comores. Depuis des années, la part des produits importés dans l’alimentation des comoriens ne fait qu’augmenter », rappelle le représentant du gouverneure de l’île de Ngazidja.
Le projet vise à consolider et créer des activités professionnelles en milieu rural (agriculture, services marchands) et à renforcer les capacités de la société civile et de la Maison de l’emploi. Ainsi l’association 2Mains est parmi les OSC sélectionnées pour mener ce programme de financement en portant le projet « agriculture de conservation et agro écologie appliquées au maraichage améliorant la sécurité alimentaire » qui sera réalisé dans les 3 îles de l’Union des Comores (Ngazidja, Ndzouani et Mwali)
Selon lui, les problèmes structurels liés aux difficultés de circulation des biens entre les îles, au marché intérieur peu développé, au marché extérieur difficile d’accès pour nos agriculteurs, difficultés d’accès aux intrants pour nos agriculteurs pousse notre pays à connaitre une précarisation certaine des professions liées à l’agriculture. « Nous qui sommes présents ici, sommes au fait de ces difficultés et tenons à prendre part à leur résolution. Nous souhaitons prendre part à la structuration du secteur primaire comorien. C’est la raison d’être du projet que nous avons déposé au titre du programme facilité emploi », montre t-il.
« L’association 2Mains se propose ainsi de travailler dans le présent projet avec six groupes d’agriculteurs et agricultrices déjà constitués afin de leur permettre de pratiquer une agriculture professionnelle, orientée vers les besoins des marchés et productive grâce à la mise en place d’une agriculture intensive qui prend en compte l’écologie. Une agriculture qui, en somme, valorise l’écosystème en se basant sur l’agriculture de conservation et l’agro écologie », indique celui qui fait partie de l'association. Le projet consistera à dynamiser la productivité de ces groupes dont 2 sur Ngazidja (Nvouni et Baagani), 2 sur Anjouan (Mremani et Hachipenda) et 2 sur Mohéli (Ouallah 2 et Siriziroudani). Ce projet a vocation à encourager la valorisation des produits locaux et contribuer positivement à la structuration de la filière maraichère.
Nassuf Ben Amad
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