Dans une conférence de presse, le directeur de Comores Câbles a répliqué face à la plainte déposée contre lui par la société Telma pour l’avoir avertie de couper l’internet. Ali Karani Ahamada montre qu’il ne fait que respecter le terme du délai d'un accord établi avec l'entreprise Telma et a affirmé qu’il ne considère pas Telma comme un client.
Le courant ne passe toujours pas entre Comores Câbles et la société Telma. Dernièrement, le deuxième opérateur de la téléphonie mobile a porté plainte contre le directeur de Comores Câble pour l’avoir menacé de lui couper l’internet. Dans une conférence de presse tenue hier lundi, Ali Karani a tenu à expliquer cette situation qui dure depuis l’avènement de Telma aux Comores.
« A ma prise de fonction, les câbles qu'utilise Telma ont été déjà branchés par Comores Télécom. Puis Comores Télécom a exigé à Telma le paiement des factures et elle a refusé tout en arguant qu'elle allait payer à Comores Câbles car c'est elle qui gère les câbles. Et en février 2017, quand nous avons pris la gestion des câbles, on a demandé à Telma de nous payer, elle a encore refusé en expliquant qu'elle n'avait aucun accord avec nous.
Cette situation a duré deux ans. Mais chaque année se tient un conseil d'administration et en 2018, il s'est tenu à Madagascar où on a établi une convention avec les consortiums permettant aux pays membres de vendre les capacités du câble Easy à 15.1 tout en précisant que si un des pays membres décidait autrement, cette association se soumettrait », explique-t-il.
Et de poursuivre que puisque Telco « n’a pas payé » les facteurs, « l'État a signé un arrêté en 2018 m’accordant le monopole de vente des capacités des câbles car au lieu que Telma achète la capacité des câbles aux Comores étant un opérateur sur le sol comorien, elle achète à Madagascar, ce qui fait que Comores câbles à un seul client qui est Comores Télécom ».
En 2018, le gestionnaire des câbles n'a pas mis en application l'arrêté afin de pouvoir finir un projet avec SFR et Orange. « Cette année, j'ai mis en application cet arrêté tout en mettant de côté 43 000 dollars de deux années sans paiement. Pour cela, nous nous sommes convenus à un accord permettant à Telma de continuer à acheter la capacité à Mada pendant une année. Ce qui veut dire que depuis cette année, Telma doit acheter la capacité chez nous ».
Arrivant au terme de l'accord, le directeur de Comores Câbles a rappelé à Telma de venir régulariser sa situation avant le 5 janvier car après cette date il ne la considérerait pas comme un client. « C'est cette décision qui a poussé Telma à dire que je vais couper des lignes », devait-il préciser.
Pour rappel, Ali Karani a montré que la société Telma avait opté pour un STM 16 mais elle est revenue pour commander quatre STM4 à défaut de machines capables de servir le STM 16. « Et pourtant le STM 4 est un réseau qui se vend très cher que STM 16 car le prix est divisé par deux. Une situation qui nous a défavorisés. Et aujourd’hui, elle a préféré conduire l'affaire devant la justice tout en oubliant que je peux m'appuyer sur les droits que je possède quant à l'arrêté au lieu de venir trouver un terrain d'entente à l'amiable », regrette-t-il. La décision de justice est attendue ce jeudi, si Telma doit continuer à acheter sa capacité à Madagascar ou aux Comores.
Kamal Gamal
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