Dans son interview du 7 mai 2023 sur RFI et France 24, le président Azali Assoumani a exprimé sa détermination contre l’opération Wuambushu qui vise à déporter les Comoriens vivant dans l’île sœur de Mayotte. Des propos dont le collectif stop Wuambuchu (CSUM) note avec satisfaction en retenant particulièrement la mesure des enjeux diplomatiques liés à cette situation et la demande de suspension de l’opération, bien que le collectif ait préféré une demande claire de sa part, pour un arrêt définitif.
Dans un communiqué publié mardi dernier, le Collectif stop Wuambuchu à Mayotte note avec satisfaction les propos tenus par le président Azali Assoumani dans son interview du 7 mai 2023 sur RFI et France 24. « Nous saluons également le rappel aux autorités françaises quant à leur responsabilité directe et totale dans le chaos sécuritaire crée à Mayotte et à l’invitation faite à leur endroit d’éviter tout amalgame et toute tentative de chantage des autorités comoriennes pour nourrir un narratif erroné. Nous nous réjouissons que le chef de l’Etat se fasse l’écho d’une partie de nos préoccupations et l’invitons à poursuivre dans la voie d’un règlement définitif du processus de décolonisation », lit-on dans le communiqué.
Le collectif reste convaincu que la défense de la patrie passe avant les considérations partisanes, et appelle tous les comoriens des quatre îles où qu’ils soient à renforcer le dialogue et à faire émerger une conscience collective autour de la nécessité de repenser enfin le projet archipel. Le CSUM réitère son appel aux comoriens des quatre îles à l’apaisement et les invites à des échanges courtois, constructifs et respectueux entre les différentes parties, en vue de dégager des solutions pérennes qui répondent aux besoins de la population. Il rappelle au gouvernement comorien et à toute la classe politique des Comores, que « la souveraineté d’un pays n’est pas négociable, la dignité d’un peuple est sacrée ».
Le CSUM demande instamment aux autorités comoriennes de ne plus répondre aux injonctions coloniales de la France, de penser aux milliers de morts du visa Balladur, d’avoir confiance en leur peuple et d’engager les démarches officielles nécessaires auprès des organes internationaux de recours (Conseil de sécurité de l’ONU, CPI etc.) en cas d’agression par un Etat tiers. Pour finir il exhorte le président Azali à profiter de la présidence comorienne de l’Union Africaine pour réactiver le Comité ad hoc des Sept sur la question de Mayotte, mis en place en 1976 par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA ancêtre de l’UA), et dont les activités sont gelées depuis les années 1995.
Nassuf Ben Amad
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