La Gazette

des Comores

Le conseil supérieur de la magistrature, contrôle les ordres d’élargissement 

Le conseil supérieur de la magistrature, contrôle les ordres d’élargissement  © : HZK-LGDC

Le 18 juillet dernier, les autorités judiciaires se sont exprimées sur les agressions sexuelles de ces derniers temps. Pour renouveler une confiance envers une population désespérée d’une justice équitable, le ministère de la justice décide de donner plein pouvoir au conseil supérieur de la magistrature pour contrôler les ordres d’élargissement. 


Les actes d’agression sexuelle qui se sont multipliés ces derniers temps dans le pays n’ont pas laissé indifférent les autorités judiciaires du pays. Samedi dernier, des autorités judicaires regrettent devant la presse le comportement abusif de certains responsables étatiques sur des mineures. « La justice réaménage ses procédures pour éviter que la population se livre aux règlements de compte. Le conseil supérieur de la magistrature contrôle désormais les ordres d’élargissement. Des ordres permettant à un détenu de quitter la prison », avance Soilihi Mahamoud, le secrétaire général du conseil de la magistrature qui a rappelé qu’avant une autorité du tribunal pouvait libérer facilement un prisonnier sous ordre d’élargissement. Cette instance judiciaire est née dans le but de corriger les erreurs judiciaires. « Certains juges ou procureurs ont libéré des malfaiteurs en enfreignant la loi par bonne foi, mauvaise foi ou par ignorance. Le conseil est crée pour punir de tels actes », précise-t-il. 

 

Interrogé sur la mise en liberté d’un homme dernièrement accusé de viol sur mineure, ce dernier montre qu'il s’agit d’une faute judiciaire. « Le fautif a bénéficié d’une liberté sous contrôle judiciaire, ce qui ne devait pas être le cas. Mais cette liberté est actuellement révoquée par la justice », répond-il, avant d'ajouter que « non pas parce que le juge a fait une erreur mais parce que le bénéficiaire a passé outre en prenant la fuite. Quant au juge en question, le conseil a son dossier sur la table ».

 

La maison d’arrêt de Moroni compte 147 détenus dont 71 d’entre eux sont des agresseurs sexuels, mais avant d’être des obsédés sexuels. « Ces personnes sont des êtres comme nous ayant des soucis psychiatriques si bien que dans des prisons à l’extérieure, cette catégorie de détenus est soumise à des traitements psychiatriques », explique Nadhuma Youssouf, inspectrice judiciaire, faisant allusion au pompier incriminé d’agression sexuelle qui relève également d’inceste. Pour ces autorités judiciaires, la prison est une maison de correction et de protection et des projets de reconstruction sont en cours parmi lesquels l’établissement des quartiers respectifs pour les détenus et la réinsertion sociale (ouverture des écoles professionnelles) dans l’enceinte des maisons d’arrêt.

 

Kamal Gamal

 


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