La Gazette

des Comores

Le gouvernement prié de revoir sa copie

Le gouvernement prié de revoir sa copie © : HZK-LGDC

La Confédération des Travailleurs des Comores a rencontré le président de la république le 12 octobre dernier dans le but de se convenir sur les modifications qui doivent être apportée sur le projet de loi portant sur le code du Travail. Cette rencontre a permis aux représentants des travailleurs de proposer au gouvernement certaines modifications concernant les textes provisoires élaborés.


Au cours de cette rencontre avec la presse, Moussa Mfoungouliye, secrétaire national du syndicat des travailleurs a d’abord soulevé l’épineuse question des avancements.« Avant, les fonctionnaires bénéficiaient des avancements en fonction de l'âge et de l'ancienneté. Mais selon les textes nouvellement proposés, les avancements dépendront des évaluations et des notes qui varient entre 20/20, 18/20, 16/20, 14/20 et 12/20. C'est l'employeur qui est chargé de cette évaluation qui a commencé du 15 septembre pour finir le 15 de ce mois d’octobre. Après cela, les notes seront transportées à la commission de direction de la fonction publique, avant d'atterrir à la commission administrative paritaire pour discuter sur l'attribution des avancements », a expliqué hier devant la presse le syndicaliste, vent debout contre cette nouvelle charpente.

 

« Nous sommes contre cette pratique car elle favorisera le copinage, le népotisme de ceux qui partage la même politique », regrette le conférencier tout en montrant que les magouilles de ce pays sont monnaie courante, « ce qui nous pousse de faire revoir cet article. En tout cas, les autorités ont bien pris notes de nos remarques ».

 

Selon l’interlocuteur, le secrétaire général du gouvernement n’a pas pu cacher son étonnement de discuter du code de travail avec des syndicalistes sans que ces derniers n’évoquent le sempiternel sujet lié aux arriérés de salaires. Ce qui ne leur a pas empêchés, comme pour décider d’aller de l’avant, de fixer un salaire minimum.

 

Selon le nouveau code, les valeurs indiciaires sont renouvelables après 10 ans, mais le secrétaire de l'intersyndicale Mfoungouliye a montré que « normalement, la valeur indiciaire doit changer tous les 2 ans vue la cherté de la vie dans notre pays. Mais heureusement que le gouvernement a décidé de garder les 5 ans. Et c'est d'ailleurs l'une des raisons qui poussent les fonctionnaires à travailler ou de créer des sociétés privées ».

 

A juste titre, l'article 23 dudit code, qui interdit au fonctionnaire d'exercer à titre professionnel ou de manière permanente une activité privée lucrative préjudiciable à sa profession, sera également revue avant que la version finale soit présentée en conseil des ministres afin de l'approuver avant d'atterrir aux mains des législateurs pour validation. En tout cas les conférenciers ont précisé que si le gouvernement n'a pas tenu compte de leurs recommandations, leur réaction ne tardera pas.

 

Kamal Gamal

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.