Accompagné des directeurs général et régional de SONELEC, le ministre de l'énergie a fait une descente sur le terrain pour visiter les chantiers en cours et constater l'état d'avancement des travaux de bouclage du réseau électrique. Cette tournée marathon a permis à Ali Ibouroi de sillonner tous les sites à commencer par la centrale de Ntrenani, samedi dernier.
Un travail d'Hercule. Un gros budget doit être injecté à pour éclairer toute l'île d’Anjouan 24h sur 24, l'éternel recommencement disent les détracteurs. Des centaines de millions sont mobilisés pour acheter des pièces de rechange mais l'attente est longue. Pour le ministre, le dossier de l'énergie et surtout le cas d’Anjouan est pris en compte. « Je suis venu à Anjouan pour faire connaissance avec le personnel des institutions sous ma tutelle et surtout j'ai bien apprécié l'organisation de la tournée et l'accueil qui m'a été chaleureusement réservé », dit-il.
A la centrale de Ntrenani, le constat est amer, même si on vient de finir la révision partielle des moteurs du projet FEWA. Deux générateurs endommagés demandent une révision de toute la partie mécanique. En chiffre, une machine neuve (partie moteur) peut coûter plus de 100 millions de nos francs pour qu’il puisse fournir 3 Mégawatts. Actuellement, Anjouan tourne avec près de 4 mégawatts et après révision de ces deux moteurs, l’île atteindra les 7 mégawatts.
Dans sa visite, le ministre a beaucoup appris. Ce vieux routier, ayant aussi travaillé à l'UA durant près de 14 ans sait qu'il doit partir en guerre pour avoir le butin, malgré les milliards déjà injectés par l'Etat avant son arrivée. A noter qu'une fois le réseau bouclé entre les deux départs de la centrale, les 3 Mégawatts de la centrale photovoltaïque vont être injectés dans le réseau de toute l'île au lieu du seul départ 2 utilisé jusqu’ici.
Nabil Jaffar
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