Durant trois jours un instructeur de la sureté aéroportuaire a dispensé une formation sur la détection des objets illicites. Cette dernière a rassemblé tous les agents de l’aéroport de Ouani pour renforcer la vigilance. En général, il est interdit aux passagers d’emporter des armes à feu, des objets en métal ou liquide ou autres dispositifs qui peuvent causer des blessures graves à bord d'un avion. Suite à la déclaration du procureur de la République de Moroni au sujet des mines à Anjouan, cette formation est très nécessaire pour le personnel aéroportuaire selon le formateur. « La sensibilisation, le rappel et la formation tel est le leitmotiv dans un aéroport », rappelle Aynoulhouda Jaffar, l’instructeur.
Les différentes méthodes et stratégies de fouilles manuelles sont détaillées tout au long de cette formation qui a duré trois jours. C'était l'occasion pour le formateur d'expliquer comment détecter plusieurs armes à feu et autres armes (blanches) et/ou engins explosifs. « Cette formation consiste à renforcer les compétences sur la sûreté des aéroports mais aussi les méthodes et techniques de détection des produits illicites interdits en cabine », souligne-t-il, tout en précisant que « notre pays a pris un virage inquiétant qui oblige de réagir rapidement ».
Selon la pertinence de cette formation, pour assurer la sécurité du personnel navigant à bord et celle des autres passagers de l'avion, l'IATA (International Air Transport Association) a mis en place une réglementation stricte et précise concernant le transport de certains objets, certains articles et certains liquides à bord de l'avion. « Bien que ces limitations soient différentes entre un bagage qui voyage en cabine ou en soute, il est important de connaitre les règles en vigueur pour éviter toute mauvaise surprise », avance le formateur.
De son côté, le directeur des Aéroports des Comores (ADC) appelle les agents aéroportuaires à faire leur boulot sans partialité et dans les normes. « La sûreté n'a pas de parti politique ou relation familiale ou autres. Tout est sous l'autorité de l'aéroport des Comores », conclut Yasser Assoumani.
Nabil Jaffar
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC