La Gazette

des Comores

Le personnel manutentionnaire de Moroni Terminal est entré en grève

Le personnel manutentionnaire de Moroni Terminal est entré en grève © : HZK-LGDC

Les travailleurs du port de Moroni, plus précisément ceux de Moroni Terminal exécute sa menace. Depuis hier 26 janvier, les activités de la manutention ont été bloquées car le syndicat des travailleurs des ports (STMPM) demande à la direction de Moroni Terminal la révision de l’accord d’entreprise.


Cela fait presque un moment que le syndicat des travailleurs de la manutention du port de Moroni (STMPM) a adressé un préavis de grève à l’administration de la société Moroni Terminal. Dans cette missive de préavis, les syndicalistes réclament la révision de la convention d’entreprise. Un accord qui a été initié par la figure emblématique des travailleurs des ports, Mohamed Abdou Soilihi, alias Docteur Masse au moment qu’il présidait le syndicat.

 

« La direction de Moroni Terminal est ouverte aux négociations. Mais pour réviser cet accord il faut un budget. Sur ce point, je dois dire que j’étais quelque peu déçu d’apprendre que le président par intérim du syndicat a adressé au directeur de Moroni Terminal un préavis de grève au lieu de dire que la caisse syndicaliste dispose de telle ou telle somme et solliciter un accompagnement financier pour procéder à la révision de l’accord en question », a réagit le chargé de communication de Moroni Terminal, qui n’est autre que « docteur » Masse.

 

Toujours selon lui, le préavis de grève des syndicalistes ne tient pas la route car les signataires du document notamment le président et le secrétaire « sont démissionnaires depuis un moment », ce qui veut dire que « le syndicat n’a pas de dirigeants élus et légitimes ». Autre grief, le préavis déposé n’aurait pas un délai fixe pour la grève. « Une faute administrative grave ». En tout cas, poursuit-il, « les grévistes ne peuvent en aucun cas paralyser les activités portuaires car des solutions peuvent être envisagées le plus rapidement possible ».

 

« Ce que nous pouvons confirmer, aucun de nous ne travaillera ni aujourd’hui ni demain sans que nous ayons une réponse à nos attentes », lance un syndicaliste rencontré sur place. Interrogé sur la démission du président de la STMPM et de son secrétaire, notre interlocuteur a répondu que les démissionnaires devaient se démettre de leurs fonctions car ils étaient des intérimaires avec comme objectif d’organiser des élections pour doter le syndicat d’un bureau élu. Malheureusement, « ils n’ont rien fait » et les quelques décisions prises l’ont été « sans l’avis des syndiqués ».

 

Kamal Gamal

 


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