Devant la presse ce lundi 4 janvier, le ministre de l'éducation nationale s'est réjoui de l'approbation par les législateurs du projet de loi visant à harmoniser le système éducatif du pays qu’il considère comme désuet. Le ministère, le syndicat des enseignants ainsi que les écoles privées ont scellé un protocole d'accord visant à trouver ensemble une solution adéquate aux problèmes touchant le secteur éducatif.
L'ambition d'harmoniser l'enseignement au niveau du pays anime fortement le gouvernement. Ce dernier avait prévu de faire de 2020 une année de réflexion basée sur l'harmonisation du système éducatif du pays. Cette conception n'a pas pu se réaliser et en cause, l'actuelle crise sanitaire. Mais le ministre de l'éducation a tout de même réussi à élaborer l'année dernière, des projets consistant à réformer les textes et les lois du système éducatif dans le but de moderniser la méthode de l'enseignement qu'il considère désuète. « La loi relative au système éducatif du pays date de 1976. Avec l’adoption de la nouvelle loi sur l’éducation, nous allons être en mesure de moderniser l'enseignement. L’essentiel dans cette nouvelle méthode, c'est que la population comprenne que nous ne sommes pas en train de nuire à l'éducation mais plutôt de l'approfondir », avance Moindjie Mohamed Moussa.
En ce qui concerne la nouvelle loi, on peut rappeler entre autres l'insertion de la langue Shikomori dans l'enseignement, l'introduction de l’enseignement religieux dans les classes préscolaires, l'obligation de parler et d'écrire au même niveau l'arabe, l'anglais et le français.
Par la même occasion, le ministre de l'éducation nationale a confirmé que la plupart des établissements scolaires publics du pays saccagés lors du passage du cyclone Kenneth sont réhabilités aux normes requises pour l'enseignement. L'épineuse question des harcèlements sexuels en milieux scolaires a été abordée par le ministre qui a également rassuré aux parents que des commissions sont déjà installées dans toutes les écoles privées et publiques du pays pour veiller à la protection des enfants. Des sanctions particulières et pédagogiques sont réservées aux enseignants accusés d'agressions.
Le ministre de l'éducation a rebondi sur l'enseignement supérieur et selon lui, il est hors de question que les enseignants à l’Université continuent de travailler dans le désordre. « Un enseignant non chercheur doit avoir 14h de temps par semaine et un enseignant chercheur doit en avoir 12. Et c'est dans le cadre de la promotion de la recherche scientifique. Et le gouvernement est prêt à aider et appuyer toute recherche…», dit-il. Il a saisi l'occasion de parler de l'IUT et de ses responsables qui ont refusé toute inscription d'étudiants sans le concours. « Cette année, la maladie a ébranlé toute hypothèse de concours au respect des mesures barrières. La rentrée devait se faire sur dossiers et non sur concours. Mais si le problème est au niveau de la capacité d'accueil des étudiants, le gouvernement s'en charge », conclut-il.
Kamal Gamal
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