La Gazette

des Comores

Le prix du Kwh passe de 132 à 198 FC

Le prix du Kwh passe de 132 à 198 FC © : HZK-LGDC

Une semaine après que le gouvernement comorien ait augmenté les prix des produits pétroliers, la société nationale d’électricité des Comores se prépare à augmenter le prix du Kilowattheure. Il passe de 132 à 198 FC le Kwh. Mais personne ne veut communiquer officiellement.


La hausse des prix des produits pétroliers continue de faire boumerang dans tous les secteurs. Ce lundi 6 juin 2022, on vient d’apprendre que la société nationale d’électricité augmenterait à son tour ses tarifs. Désormais, le client devra payer 198 fc le kwh au lieu de 132 fc. Au sein de cette entreprise publique, personne ne veut assumer cette décision et ne veut communiquer de manière officielle. Pour avoir une confirmation, nous avons contacté la société pour en savoir beaucoup plus via la directrice commerciale Warda Mkandzile. Mais cette dernière nous a renvoyé au service de communication, pourtant c’est elle qui est habilitée à donner cette information. Nous avons tenté de contacter le directeur technique, en vain. Les responsables de la communication de Sonelec ne souhaitent pas s’exprimer eux aussi. « C’est une question technique, on peu rien dire. La direction doit tout faire et évaluer les choses et nous le faire savoir. C’est à partir de là qu’on peu communiquer. Mais, à présent je ne peux rien dire sur ce sujet », tente de justifier Toybou du service de communication.

Mais la SONELEC n’est la seule entreprise à emboiter le pas à la Société des Hydrocarbures. L’entreprise privée CBE a sorti une note informant ses clients qu’à compter du lundi 6 juin 2022, les prix de leurs produits concassés vont augmenter. Depuis quelques jours, on attend aussi que l’Office National d’Importation et du Commercialisation du Riz (ONICOR) pourrait réviser à la hausse le prix du riz ordinaire. La note serait déjà signée et ne resterait que sa communication.

La situation de la vie des comoriens s’empire de jour en jour. Et pendant ce temps, les plus hautes autorités restent toujours dans leur zone de confort. Aucune mesure d’accompagnement n’est mise en place. Faut-il rappeler que d’autres biens et services vont suivre le rythme des augmentations. Il y a eu déjà la hausse des frais de taxi, le pain, et aujourd’hui l’électricité. Et ce n’est pas trop demander, si par un sursaut de compassion à l’égard des comoriens aux revenus modestes, nos ministres et hauts fonctionnaires de l’Etat pouvaient réduire leur train de vie et leurs gros privilèges (tickets de carburant, dotation téléphonique, indemnités et voyages) pour amortir le choc de cette inflation généralisée. Ce n’est pas au petit consommateur de continuer à subir seul les conséquences des politiques publiques. Il est temps qu’on regarde ce qui se fait chez nos voisins.

Nassuf Ben Amad

 


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