La Gazette

des Comores

Le processus électoral déjà contesté

Le processus électoral déjà contesté © : HZK-LGDC

Dans une vidéo de la page Dounia Web, deux membres des organisations de la société civile telles que le Synaco et l'Opaco se sont indignés de la préparation des élections consulaires et insulaires de l'UCCIA, en ce qui concerne le programme et le budget. Pour eux, les actions que mène l'équipe d'Ali Bazi, président par intérim de l'UCCIA font perdre crédibilité au processus électoral.


C'était le 28 septembre dernier que Houmedi Msaïdié, ministre de l'économie a accordé à l'équipe d'Ahmed Bazi un délai de 45 jours pour organiser des nouvelles élections consulaires et insulaires. Déjà 10 jours passés, les organisations du secteur privé comme le Synaco et l'Opaco confient à la presse leurs craintes quant aux préparatifs des élections. « Il reste 35 jours selon le délai accordé par le ministre de l'économie. Et rien n'est fait en ce qui concerne le programme du processus électoral. Et aucun budget n'est encore voté pour l'organisation des élections, arbore Chamssoudine Ahmed, le patron des établissements NASSIB qui est tête de liste de l'Opaco. Et pourtant, le gouvernement n'ignore point les procédures et le temps que ça prend pour organiser des votes ».

 

Pour les organisations de la société civile, la tenue des élections du président de l'UCCIA et de ses insulaires ressemble à une mascarade. « Déjà, la décision prise par le ministère de l'économie concernant les élections est bafoué. Selon lui, aucun membre de l'équipe actuelle ne doit participer à la compétition et pourtant on nous informe que le président de la CCIA Anjouan, Nassor est candidat et même Ahmed Bazi président de l'UCCIA par intérim serait encore candidat aux prochaines élections. C'est contre la réglementation », rejette un membre du syndicat national des commerçants (Synaco).

 

« Nous demandons le respect strict des textes pour qu'il y ait transparence des élections car les actions de l'équipe chargée de l'organisation des élections nous fait perdre la crédibilité. On cite le cas de la suspension du secrétaire général Fakridine Abdoulhalik et son successeur qui risque d'être changé selon nos informations », dit-il. Et d’ajouter que « qu'à Anjouan des membres de la CCIA ont payé leurs cartes d'adhésion mais ils ne sont enregistrés. Et le pire, le président de la CCIA Anjouan est actuellement en campagne ».

 

Ces derniers rappellent au gouvernement la mise en place d’un partenariat public-privé scellé à Anjouan pour favoriser un bon climat des affaires en faveur de l'économie. « Si le gouvernement veut que ce pacte tienne debout, il faut qu'il réagisse par rapport aux actes que mène l'équipe Bazi », appelle-t-il. Selon eux, dans les 35 jours restants, le gouvernement plus précisément le ministère de l'économie est prié de convoquer, les membres de l'UCCIA et les organisations professionnelles dans une table ronde pour convenir du bon déroulement des élections.

 

Kamal Gamal

 


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