Le deuxième Comité de pilotage du projet Shawiri s’est tenu le 1er juin à l’hôtel Retaj de Moroni. Cette rencontre avait pour objectif de dresser le bilan des activités réalisées au cours de l’année écoulée et d’examiner son plan d’action 2026-2027, dont l’objectif principal est de renforcer la protection et la participation des femmes, des jeunes et de la société civile. Selon les participants, les résultats obtenus sont encourageants et témoignent de l’engagement de l’ensemble des partenaires.
Alors qu’il reste moins d’un an avant la clôture du projet, les partenaires souhaitent obtenir des résultats concrets et durables d’ici son achèvement. Les prochains mois s’annoncent donc décisifs. C’est dans cette perspective que les partenaires techniques et financiers se sont réunis lors de ce deuxième Comité de pilotage afin d’examiner non seulement les résultats déjà atteints, mais aussi les obstacles susceptibles de freiner la bonne exécution du projet, en vue de rectifier le tir. Le chargé d’affaires du bureau de l’Union européenne à Moroni, Pavlos Evangelidis, a salué le travail remarquable accompli par l’ensemble du consortium. « Les résultats présentés démontrent des progrès significatifs sur la quasi-totalité des objectifs du projet, ainsi qu’une bonne exécution budgétaire. Je félicite l’ensemble des équipes pour leur implication, leur professionnalisme et leur capacité à travailler main dans la main avec les organisations de la société civile et les ministères partenaires », a-t-il déclaré.
Il a également salué l’engagement des organisations de la société civile, véritables chevilles ouvrières du projet sur le terrain grâce à leur action directe auprès des communautés. Par ailleurs, il a félicité le ministère du Genre pour la mise en place du « Groupe Thématique Genre ». Selon lui, cette initiative a permis de créer une véritable dynamique au sein de la société civile autour des questions d’égalité et de lutte contre les violences. « Nous souhaitons continuer à accompagner cette dynamique autant que possible durant le temps restant. Je me réjouis également que cette recommandation, formulée lors du comité de septembre dernier, ait été suivie d’effet. », a-t-il souligné. Il a ensuite encouragé le ministère de la Jeunesse à poursuivre sa mobilisation concernant le dossier du Conseil national de la jeunesse comorienne. « Ce dossier est engagé depuis le lancement du projet et s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement. Il serait regrettable qu’il demeure inachevé à la clôture du projet. Le temps disponible se réduit et certaines étapes clés nécessitent des décisions politiques rapides. L’équipe reste entièrement disponible pour accompagner les prochaines étapes », a-t-il insisté.
Le représentant de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), Me Attick, s’est quant à lui réjoui de la collaboration fructueuse développée dans le cadre du projet. « Nous avons eu l’opportunité de contribuer à plusieurs activités, notamment dans le domaine de la protection judiciaire des victimes. À ce titre, notre institution a participé aux formations destinées aux forces de sécurité et aux magistrats du parquet afin de renforcer leurs capacités en matière de prise en charge et de protection des victimes », a-t-il expliqué. Selon lui, la protection des victimes reste une priorité pour la CNDHL. Il a plaidé pour le renforcement de la protection judiciaire et la création d’une unité médico-judiciaire afin d’améliorer la prise en charge des victimes et la collecte des preuves.
De son côté, Djaffar Haniat Ahmed Ali, directrice de la Coopération internationale et représentante du ministère des Affaires étrangères a salué les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du projet, mettant en avant les résultats obtenus en matière de protection sociale, de participation des femmes et des jeunes, ainsi que de renforcement de la société civile. Elle a souligné la capacité du consortium à s’adapter aux réalités du terrain, à gérer efficacement les ressources et à répondre aux priorités nationales en matière de genre et de jeunesse. Elle a conclu en saluant la confiance renouvelée de l’UE, matérialisée par un soutien financier de 3,85 millions d’euros sur une période de 36 mois. Selon elle, cet appui constitue un signal fort d’un partenariat qu’il convient de préserver, d’approfondir et d’élargir.
Nassuf Ben Amad
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