Pour améliorer la qualité de l'enseignement du pays, le ministère de l'éducation nationale a lancé officiellement ce 24 novembre le projet ‘’Bundo la Malezi’’, un projet de performance et de gouvernance de l'éducation. Ce projet financé à hauteur de six millions d'euros par l'Agence Française pour le Développement doit optimiser trente-trois écoles du pays sur leurs capacités d'enseignement durant quatre ans.
C'est en janvier 2021 que les travaux pour la mise en œuvre du projet « Bundo la Malezi », vont débuter. Ce projet de renforcement du système éducatif va intervenir dans les trois îles plus précisément dans des écoles primaires, collèges et dans quatre lycées urbains bien identifiés dont le lycée Saïd Mohamed Cheick de Moroni, les lycées de Mutsamudu et Domoni à Anjouan et le lycée de Fomboni à Mohéli. Le projet « Bundo la Malezi » vise à renforcer un enseignement de qualité sur 33 établissements scolaires comoriens dont 17 à Ngazidja. « Que ces établissements soient capables de se fixer des objectifs en faveur des élèves comoriens et soient en mesure de pouvoir déployer les moyens pour atteindre ces objectifs », souhaite Jean Benois Michel, directeur de l'Agence Française pour le Développement (AFD).
C'est cette agence qui a financé à hauteur de six millions d'euros le projet de performance et gouvernance de l'éducation du pays. « Mettre les établissements scolaires comoriens en capacité d'accompagner les élèves à travers une éducation de qualité, un encadrement et un soutien de proximité permettant aux élèves comoriens de s'épanouir, rentre dans le cadre de la coopération Comores-France sur le Plan Comores Émergents (PCE). Et on est très heureux de pouvoir appuyer le ministère sur cet objectif », explique-t-il.
Faire des écoles primaires, collèges ou lycées du pays, la porte d'entrée de la mise en œuvre des activités qui sont prévues dans ce projet, est un engagement particulier pour l’AFD qui dit accorder au projet « Bundo la Malezi » une signification particulière. « C'est cette volonté de permettre aux établissements scolaires comoriens de se doter des capacités que ce soit au niveau des compétences renforcées par des formations des enseignants, ou au niveau de la gouvernance ou de l'environnement scolaire. Pour sa concrétisation, on s'engage aux côtés de nos partenaires de l'éducation comorienne », poursuit Jean Benois avant qui exhorte le projet d’associer toutes les parties prenantes du système éducatif pour qu'il soit résolument inclusif et participatif.
Sans cette perspective, le secrétaire général du ministère de l'éducation nationale, Daroussi Issouf Bacar a sollicité l'implication de tous les acteurs du système éducatif pour la réalisation dudit projet. « La réussite de ce projet fera également la réussite du système éducatif national. Et ceci s'inscrit dans la volonté du président de la république de faire de l'éducation la base de l’émergence à l'horizon 2030 », conclut-il. Les résultats de ce projet sont attendus après 4 ans soit au bout de 48 mois.
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
