Le tribunal de Moroni a tranché sur l’installation des conseils communaux. Elle ordonne la reprise des installations des nouvelles municipalités sur l’ensemble du territoire.
D'après l'arrêté du ministère de l'intérieur, les communes, les maires et les adjoints devraient être installés le 16 avril dernier. Mais la justice a annulé samedi dernier cet arrêté et ordonne la reprise des installations communales sur l’ensemble du territoire national. Une décision qui donne gain de cause à la liste "Moroni Pour Tous". « L'arrêté est abrogé faute de concertation des gouverneurs et violation des procédures d’installations », explique Abbas Elhad, conseiller municipal de la liste Moroni Pour Tous.
Depuis la tenue des élections municipales le 23 février dernier, le parti Orange et le mouvement "Moroni Pour Tous" sont en perpétuel bras de fer. Tantôt victoire, tantôt suspension. Le ministre de l'intérieur avait signé un arrêté permettant à l'élu du parti orange de siéger à l'hôtel de ville de Moroni le jeudi dernier. Mais son adversaire, la tête de liste du Moroni pour tous Abdoulfatah Said ne pouvait rester sans rien faire. « Il a fait flèche de tous bois, des plaintes par ici, des plaintes par là pour faire annuler l’installation controversée. Heureusement, une procédure de référé a eu lieu aujourd'hui et a abrogé l'arrêté du ministère. Car cet arrêté ne bénéficie pas de la concertation des gouverneurs et viole l'installation des maires », poursuit-il, avant d’ajouter que « ces feintes ont poussé le tribunal à prendre la décision d'annuler les installations des conseillers municipaux ».
Pour lui ce n'est pas nouveau si la justice a abrogé l'arrêté du ministre. « La justice peut annuler un décret du président. Mais l'essentiel dans cette est d'exhorter les dirigeants à respecter la loi », ajoute-t-il. Revenant sur les faits, cet ancien ministre de l’intérieur reste convaincu que beaucoup d'anomalies ont été signalées le jour du scrutin. « Il y a eu beaucoup d’anomalies et c’est ce qui fait que jusqu'à présent, nous n'acceptons pas la défaite. Les erreurs de 2015 ne peuvent pas encore se répéter cette année », conclut-il.
Kamal Gamal
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