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des Comores

Les agents des Travaux Publics accumulent cinq mois d’arriérés de salaire

Les agents des Travaux Publics accumulent cinq mois d’arriérés de salaire © : HZK-LGDC

Les agents des Travaux Publics comptent aujourd’hui cinq mois d’arriérés de salaire. Ils prévoient d’entamer un arrêt de travail dès lundi prochain si d’ici là la situation ne s’est pas améliorée.


Les agents de la régie des Travaux publics de Ngazidja enregistrent cinq mois d’arriérés de salaire. Depuis cinq mois, ils n’ont pas vu la couleur de l’argent. Face à cette situation, ils décident d’entamer une grève à partir du lundi prochain si rien ne change d’ici là. « Nous avons déjà prévenu le directeur pour notre arrêt de travail. On réclame nos droits en tant qu’employés. Nous sommes des parents et cette situation rend difficile notre quotidien », déclare avec tristesse Djoumoi Ali, soudeur aux Travaux publics. Selon lui, cette situation est inadmissible et incompréhensible.

« Comment peut-on laisser des employés cinq mois sans les payer, se demande Ahamada Mohamed, un conducteur d’engin de ladite régie. On est convaincu qu’il y a des moyens pour nous payer, mais on ne sait pas pourquoi le directeur ne nous paie pas. Disons que c’est une maladie de tous les directeurs qui se succèdent dans cette régie. Chaque directeur a laissé toujours des arriérés, comme pas possible. Si nous voulons tous les calculer, ça sera plus de vingt mois d’arriéré. Mais, ces mois passés ils nous payeront au dernier jugement. Aujourd’hui, nous réclamons nos cinq mois que le nouveau directeur Ali Boina nous doit ».

Désespérés, ils évoquent les dysfonctionnements au sein de la boite et le manque des matériels pour travailler. « Il est temps que l’Etat se penche sur cette régie publique. On a des bons techniciens qui sont capables de réhabiliter ou de faire des bonnes routes. Mais les moyens ne leur permettent pas de bien travailler. Il est temps de valoriser les sociétés d’Etat afin qu’elles puissent être capables d’accompagner l’Etat pour le développement du pays », souligne-il.

Ces derniers montrent qu’ils ne voulaient pas en arriver là mais la situation ne leur a pas laissé le choix. « Avec la réouverture des écoles, il faudra de l’argent en tant que père de famille », dit-il. Ils ont saisi l’occasion de faire appel au chef de l’Etat et au ministre des finances de penser aussi aux employés des sociétés d’état. « Chaque vingt cinq du mois, les fonctionnaires touchent leur salaire, pourquoi pas nous », s’interroge-il.

Nassuf Ben Amad

 


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