Depuis plus de deux décennies la fédération des acteurs pour le développement économique et social de l’île de Mohéli (FADESIM) loge dans un bâtiment qui a été offert par le gouvernement de l’île de l’époque, sous le premier mandat de l'actuel gouverneur. Aujourd’hui, malgré que plusieurs associations soient en veilleuse, certaines dont le siège se trouve dans ce bâtiment continuent à bosser mais on leur demande de quitter les lieux au profit du Système des nations unies.
Un seul bâtiment abrite en même temps la FADESIM, l’APSM (action plus SIDA Mohéli), la CVMCC (la coordination des volontaires à Mohéli contre la covid-19) et aujourd’hui l’association Faina. À cela, s’ajoute des structures étatiques telles que l’antenne de Mohéli du CNDRS et la direction de l'art et de la culture dans ce bâtiment vétuste des anciens coopérants au quartier administratif de l’île qui a pris ce nom coopérant.
Toutes ces structures sont appelées à déguerpir pour permettre de loger les représentations du Système des nations unies (SNU) notamment le PNUD dans l’île. Ce dernier cohabite avec la sécurité civile dans un local à Bonovo. Un projet de construction d’un bâtiment qui abritera toutes ces représentations « est en bonne voie » dit-on.
Mais en attendant l’OMS, l’UNFPA, le PNUD et autres agences doivent nécessairement se trouver sous le même toit, selon des sources autorisées. Et les autorités de l’île n’ont trouvé d’autres solutions que leur octroyer provisoirement ce bâtiment de la société civile, une démarche qui révolte les bénévoles des ONGs. « On nous promet de nous loger à un autre bâtiment qu'on ignore » regrette la représentante de l’APSM que nous avons pu joindre à son bureau dans ce bâtiment en état de délabrement.
Ces ONGs devenues orphelines aujourd’hui lancent un cri d’alarme à tous ceux qui peuvent intervenir à ce sujet pour que la société civile ne soit pas traitée de cette manière. « Ce projet de construire un bâtiment pour toutes les représentations à Mohéli du Système des nations unies ne date pas d’aujourd’hui. Finalement les autorités de l’île ont donné un terrain pour cet objectif donc abriter à la FADESIM c’est provisoire » réplique sous l’anonymat un proche du dossier.
Riwad
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