La Gazette

des Comores

Les autorités insulaires encadrent les prix des produits agricoles à Mohéli

Les autorités insulaires encadrent les prix des produits agricoles à Mohéli © : HZK-LGDC

Pour alléger le quotidien de la population en ce mois béni du ramadan, les autorités insulaires encadrent les prix des produits agricoles locaux. Quant aux produits importés de première nécessité, ils sont appelés à baisser mais restent toujours élevés par rapport à ceux fixés par le Ministre de l’économie. Les agriculteurs de l'île ne sont pas satisfaits et voient en cette régulation, une mesure à double vitesse.


La direction du commerce de Mohéli a sorti une note circulaire qui encadre les prix des produits agricoles et halieutiques de première nécessité en ce mois de ramadan. Son application est immédiate depuis mardi dernier, sauf que ces produits agricoles sont très rares au marché de Fomboni, un véritable déphasage sur la loi de l’offre et de la demande. La gendarmerie nationale et la police veillent, en tout cas, au respect de cette note.

Désormais, dans la préfecture du centre (de Djoiezi à Domoni) un kg de thon est fixé à 750 fc et le poisson corallien à 1500 fc au lieu de 1750 fc il y a quelques jours. Dans la préfecture de Djando et Mlédjélé, le kg de poisson corallien est fixé à 750 fc bien qu'ils commencent à se faire rares.

Quant à la viande fraîche, le prix est fixé à 3350 fc le kg. Contrairement aux autres produits carnés, le prix varie entre 1250 et 1400 fc le kg, pour les ailes de poulet et 2750fc pour la viande importée au lieu de 3000 fc avant le ramadan. Cependant, la problématique reste la même, aucune trace de viande importée dans les magasins avant même le ramadan.

« C’est tout à fait normal que les moheliens passent un excellent ramadan. Il est donc de notre devoir de revoir les prix dans les marchés car la vie est dure et tout le monde ne peut pas tenir le coup » s’explique Abdoul-Mouhaymine Ben Abdallah, le maire de la commune de Fomboni. « Nous nous sommes concertés avant la fixation de ces prix. Si un pêcheur ne veut pas respecter cette décision il faut le dénoncer auprès des autorités compétentes, car des sanctions sévères seront appliquées par la suite ».

Pour les produits agricoles, le prix d'un tas de banane ou manioc est fixé à 500 fc. Les ignames, patate douce et autres sont fixés à 250 fc. Des prix qui ne font pas l’unanimité auprès des agriculteurs. « Si le gouvernement nous dicte comment nous devrons vendre nos produits dans les marchés tant mieux. Mais qu'il règle d'abord cette crise de flambée des prix dans les boutiques » rouspète un vendeur de fruits à pain au marché de Fomboni. Ce qui est certain, aucune de ces mesures prises pour alléger le pouvoir d’achat de la population n’est jusqu’alors respectée au marché de Fomboni.

Riwad

 


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