La Gazette

des Comores

Les caniveaux de la route Sima-Moya ont causé des inondations à Nindri

Les caniveaux de la route Sima-Moya ont causé des inondations à Nindri © : HZK-LGDC

Nindri et Bandrani Ya Vouani, deux localités respectivement de la commune de Moya et de Vouani sont victimes d’inondation à cause des caniveaux de la RN23 en cours de chantier. Ces cannelures en forme de cubes rectangulaires enfermés n’arrivent pas à évacuer l’eau normalement et ce sont les foyers les plus proches qui paient les dégâts. A Bimbini aussi, les fortes pluies ont favorisé des inondations.


Des citoyens lancent des cris d’alarme et réclament réparation des dégâts. La vague déferlante de ces eaux pluviales non conduites normalement par les caniveaux ont endommagé des mobiliers et appareils électroménagers selon des vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux. Les réclamations des victimes se plombent sur le dos de l’entreprise engagée à réaliser les travaux d’assainissement de cette route de près de 27 km, qui d’ailleurs avancent à la cadence d’escargot et limace (confiés à l’entreprise française EIFFAGE). « Nous allons réclamer chez qui ? Nous ne connaissons qu’EIFFAGE », lance un citoyen de Nindri. Certains riverains tirent à boulet rouge directement sur l’entreprise.

 

Selon nos informations, la société EIFFAGE responsable de la réalisation de cette route réagirait par voie de presse prochainement. « La société Eiffage nous a répondu qu’elle est là pour une route et non pour la population », fustige un habitant avant de préciser que « les anciens caniveaux canalisaient les eaux. Et quand EIFFAGE concevait ces nouveaux, le village l’a interpellé mais elle a fait la tête dure et nous voilà aujourd’hui inondés et nous ne savons nulle part aller ». Parmi les victimes, une avait un magasin de ciment. Parmi les images publiées, ce magasin transformé en piscine n’est pas le seul. Une femme avait un magasin de riz et tout a été emporté par les eaux. 

 

A Anjouan, les fortes pluies de ces derniers jours ont transformé la chaussée en nids de poule devenant un sérieux ruissellement. Pourquoi les routes de l’ile n’arrivent même pas à respecter la durée de garantie ? Selon un ingénieur en la matière, on triche à la base. « Au lieu de faire des choses sérieuses, dès la mise en place de la couche d'imprégnation, on commence la triche. Celle-ci est celle de la protection qui repose la couche de latérite dont son rôle est de contribuer à l’amélioration de la chaussée et renforce la protection mécanique, thermique et hydraulique par l’imperméabilisation» avant de conclure que « la durabilité d’une route dépend de la construction de voies de canalisation des eaux usées, qui restent l’ennemie farouche de toute route ».

 

Nabil Jaffar

 

 

 


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