La Gazette

des Comores

Les citrouilles sont cultivées en grande quantité cette année à Moheli.

Les citrouilles sont cultivées en grande quantité cette année  à Moheli. © : HZK-LGDC

Très connus comme étant les grands consommateurs de citrouilles « Marango » en shimwali, les mohéliens en ont produit beaucoup cette année, bien qu'en réalité la grande partie de ces cucurbitacées soit exportée vers les autres îles en particulier à Anjouan où s'y trouvent les véritables grands consommateurs.


Les citrouilles sont très sollicitées à Mohéli en période des grands mariages. Connus pour leurs bienfaits sur certaines fonctions du système immunitaire, ces fruits préparés astucieusement de générations en générations, devient presque une obligation lors d’un repas du grand mariage coutumier. « Consommer de la citrouille permet de faire le plein de nutriments antioxydants comme l'alpha carotène et le bêtacarotène (vitamine A) » dit-on.

Actuellement une citrouille peut couter jusqu’à 3000 fc, des fois même plus. Les cultivateurs  de ces fruits très prisés se frottent les mains car leur production est trop élevée cette année et ils se conservent très longtemps.

Bien que la citrouille soit un fruit, elle est néanmoins consommée comme un légume laitier. Avec son goût légèrement sucré, sa chair est utilisée pour faire de la bouillie mélangée avec le lait de coco tout comme la sauce dont la cuisson demande des ingrédients spéciaux pour garder sa saveur sucrée comme la cannelle, la vanille et autres épices bien de chez nous.

« Les citrouilles sont très sollicités en cette période de mariages, c'est d'ailleurs l'un des aliments de référence que les mohéliens préfèrent déguster lors des festivités » a souligné Zainaba Hamada, une dame de Djoiezi qui s'intéresse à coordonner la préparation des plats culturels.

Néanmoins la pandémie du coronavirus a tout bouleversé. La citrouille a perdu un peu de sa valeur, car il n’y a plus de célébrations des grands mariages ni des maoulids traditionnels. Les grands acheteurs resteront ceux qui les consomment en toute période de l’année et ils ne sont pas des moindres, ceux des autres îles et en particulier d’Anjouan.

« Des personnes venant des quatre coins du pays cherchent auprès des agriculteurs moheliens des citrouilles pour les conserver en attendant… Nous ne regrettons pas de les cultiver » a ajouté un agriculteur de la place. La cueillette est donc prometteuse cette année, malgré la Covid-19.

Riwad

 


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