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des Comores

Les Comores face aux catastrophes naturelles et au changement climatique

Les Comores face aux catastrophes naturelles et au changement climatique © : HZK-LGDC

Pour mieux se préparer face aux catastrophes naturelles et au changement climatique, la direction générale de la sécurité civile (DGSC) en partenariat avec le PNUD a organisé un atelier du 17 au 20 pour réactualiser le « plan de contingence national », un processus utilisé pour analyser l’impact des crises potentielles afin d’établir des modes d’action à l’avance, pour permettre en temps opportun, d’apporter des réponses appropriées aux besoins de la population mais aussi préserver l’environnement et les infrastructures stratégiques.


Les catastrophes naturelles et le changement climatique sont les sujets qui préoccupent le monde. Les dégâts causés par les aléas hydrométéorologiques, géologiques et épidémiologiques ont poussé la direction générale de la sécurité civile en partenariat avec le PUND de réactualiser le « plan de contingence national ». Un processus utilisé pour analyser l’impact des crises potentielles afin d’établir des modes d’action à l’avance, pour permettre en temps opportun, d’apporter des réponses appropriées aux besoins de la population. Mais aussi préserver l’environnement et les infrastructures stratégiques. Ce travail permettra également, de capitaliser les leçons apprises de la gestion des crises liées au cyclone Kenneth et à la Covid19 qui ont causé des conséquences considérables à l’archipel.

« Les experts que vous êtes nous recommandent de planifier avant même que le sinistre ait lieu. Comme un plan de contingence doit être dynamique, il doit impérativement tenir compte d’alternatives face à de nouvelles incidences qui peuvent avoir lieu au cours du temps. C’est pour cette raison que notre plan doit être périodiquement mis à jour, revu et corrigé. C’est donc la raison de notre réunion aujourd’hui », indique le directeur général de la DGSC, le colonel Tackfine Ahmed. Ce dernier a rappelé qu’en avril 2019, le cyclone Kenneth a frappé les Comores et a emporté sur son passage 4854 maisons et 345 000 personnes touchées dont plus de 185 000 sévèrement.

« Reconnaissons que malgré les efforts fournis dans le domaine de la réduction des risques des catastrophes, nous accusons un retard. Le changement climatique, dont la hausse des températures et la montée des eaux, les tremblements de terre, les tsunamis et autres calamités ne sont qu’une vue de l’esprit et surtout, ça n’arrive jamais chez nous. Des incendies ont dévasté la semaine dernière des hectares de terrains en Algérie, et en cette même semaine un tremblement de terre vient d’endeuiller Haïti. C’est loin de chez certes, mais tout cela doit nous interpeler. C’est pour cela qu’on doit mettre à jour le plan de contingence national », poursuit-il.

Le ministre de l’intérieur montre quant à lui que la communauté scientifique et les experts spécialistes de la réduction des risques de catastrophe (RRC) et du relèvement post-désastres sont unanimes sur un constat selon lequel le risque d’évènements extrêmes est de plus en plus élevé, compte tenu entre autres des phénomènes liés aux changements climatiques, aux problèmes d’assainissement de nos villes, aux constructions d’habitats précaires dans les zones submersibles et inondables, au respect insuffisant des codes de la construction et de l’urbanisation incontrôlé. « Cette situation est malheureusement exacerbée par la vulnérabilité chronique des populations, mais aussi par une capacité limitée de réponse des communautés et des institutions à la fois aussi bien à l’échelle nationale, insulaire et communale », souligne Mohamed Daoudou.

Selon lui, l’organisation de cet atelier arrive au moment où le gouvernement est entrain de d’élaborer  des stratégies, des politiques et lois en rapport avec le développement et la gestion durable avec l’appui multisectoriel du système de Nations Unies notamment le PNUD et des pays frères et amis.

Nassuf Ben Amad

 

 


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