La Gazette

des Comores

Les conseillers consultatifs, ces oubliés des nouvelles institutions

Les conseillers consultatifs, ces oubliés des nouvelles institutions © : HZK-LGDC

Les conseillers consultatifs des communes sont toujours dans l’attente. Ces derniers, n'exercent pas leur fonction en tant que tel, ne sont pas officiellement installés et la gouverneure ne les implique pas dans les affaires communales. Pourtant c'est eux qui devront représenter les communes.


Depuis qu'ils ont été choisis comme représentants des communes, les conseillers consultatifs n’ont pas retrouvé leurs fauteuils. Non seulement ils ne sont pas installés officiellement, mais la gouverneure de l'île de Ngazidja ne les implique pas dans les affaires communales. Ces derniers ont brisé le silence et attendent des réponses. « Les articles 99 à 107 de la loi en vigueur stipulent que chaque île doit avoir un gouverneur et des conseillers consultatifs. Ces conseillers sont choisis par la commune en tenant compte de leur règlement intérieur, c'est le représentant communal. Dans le passé on les appelait les conseillers de l'île. Ce qui n'est pas le cas pour nous, on ne nous ne considère pas comme tels », explique Athoumani Mbaé, le conseiller de Mboudé Nyuma Mro. « Cette loi a officialisé le président, les gouverneurs, les députés et les maires pourquoi pas nous. Alors que nous faisons partie des mairies. C'est pour cela, que nous sommes ici pour dire à la population surtout nos communes que si on n'arrive pas à exercer notre travail, c'est parce que nous ne sommes pas officiellement installés, ni considérés », ajoute-t-il.

Toutefois, ce dernier reste optimiste et persuadé qu’une structure comme celle-ci ne peut pas être délaissée. « Nous faisons partie de ceux qui peuvent apporter un soutien au développement du pays, surtout au niveau communal. Nous sommes les représentants des communes et c'est nous qui devons porter les projets devant l’exécutif insulaire afin d'être transmis au gouvernement », dit-il.

Les conférenciers demandent leur officialisation, et surtout d’être impliqués dans les affaires communales. « Même au dialogue national, on ne nous n'a pas invité. Qui va exposer les problèmes communaux si on est mis à l'écart, se demandent-ils. Nous avons envoyé une lettre au président Azali Assoumani pour lui présenter nos doléances. On espère avoir un bon retour ».

Nassuf Ben Amad

 


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