La Gazette

des Comores

Les enseignants du public prévoient un arrêt de cours de 72h

Les enseignants du public prévoient un arrêt de cours de 72h © : HZK-LGDC

Pour des raisons d'irrégularité liées à la grille des valeurs indiciaires et des revenus précaires, pour résister à la vie chère qui prévaut dans le pays, les enseignants des écoles publics prévoient un arrêt des cours de 72 heures. Au cas où le gouvernement se montre indifférent, les chevaliers de la craie n’excluent pas de partir en grève illimitée.


A partir du jeudi 3 mars prochain, les enseignants du primaire et du secondaire dans les établissements scolaires publics vont procéder à un arrêt des cours pour manifester leur mécontentement suite aux irrégularités concernant la grille des valeurs indiciaires. « Nous sommes très formels. Nous voulons que tous les travailleurs du système éducatif bénéficient de la nouvelle grille. Cette nouvelle grille a été conçue et validée par un arrêté sous le régime de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Même si on nous a payé seulement trois mois avec cette nouvelle grille », lance devant la presse Moussa Mfoungouliye, secrétaire général de l’intersyndicale des enseignants. Et de regretter que « depuis des mois, les enseignants ne bénéficient pas de cette nouvelle grille. Et sans aucun motif ni un arrêté ne nous explique pourquoi les enseignants sont contraints de bénéficier de l'ancienne grille alors que des encadreurs pédagogiques, l'université des Comores et d'autres agents de l'éducation continuent d’en bénéficier ».

Alors que les comoriens traversent une période de vie chère, les enseignants tirent la sonnette d'alarme et estiment qu’avec leurs salaires précaires et la question épineuse des avancements gelés depuis des années, ils sont incapables de joindre les deux bouts. « Lorsque la vie quotidienne flambe, les autorités doivent songer à augmenter les revenus des travailleurs pour leur permettre de vivre », dit-il. Dans l'objectif de trouver une solution, le conférencier annonce qu’ils ont adressé le 22 décembre dernier un courrier expliquant leurs doléances au ministre de la Fonction publique et au président de la République.

« Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas reçu une réponse négative ou positive venant de nos autorités », déplore-t-il. C'est cette indifférence des autorités face aux doléances des enseignants des écoles publiques qui les poussent à déclencher un arrêt de cours de 72 heures pour voir la réaction du gouvernement. Et de promettre avec regret de partir en grève illimitée si jamais le gouvernement restait sourd à leurs revendications.

Kamal Gamal

 


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