Les autorités sanitaires à Mohéli ont lancé mercredi dernier dans le village de Mbatsé une campagne de sensibilisation sur la planification familiale. C’est dans le but d'améliorer, disent-ils, la vie et la santé des femmes.
Le taux de croissance de la population comorienne est estimé à 2,7% avec 5 comoriens sur 10 ayant moins de 25 ans. À ce rythme, à en croire les spécialistes, la population devrait frôler les 2 millions d'ici 2041. Diminuer donc le nombre des naissances et améliorer les conditions de vie des citoyens sont les défis à relever pour les autorités sanitaires.
C'est ce qui a conduit la direction régionale de la santé en partenariat avec l'ASCOBEF et les autorités communautaires, à lancer une vaste campagne de sensibilisation sur la planification familiale. Celle-ci permet, selon eux, d’éviter le nombre de décès des nourrissons et des enfants.
« L'espacement des naissances à au moins 2 ans d'intervalle est l'une des stratégies les plus importantes et les plus efficaces pour réduire le nombre d'accouchement à risque et assurer la survie des enfants » tel est le message fort lancé à la population locale pour les convaincre à pratiquer la planification familiale notamment par voie de contraception. Les données statistiques montrent que les femmes ont une chance sur 22, durant leur vie, de mourir de causes liées à la grossesse et l'accouchement.
« Cette campagne nous engage à augmenter nos investissements afin de générer une croissance économique dans les ménages. Mais cette croissance ne peut se pérenniser que grâce à la promotion significative du capital humain, et à une réduction du nombre des naissances » soutient Mohamed Elhad, le délégué de l’exécutif de l’île chargé de la santé.
Le rapport du ministère de la santé montre que 97% des femmes connaissent au moins une méthode contraceptive moderne. La proportion des femmes utilisatrices de cette méthode parmi les femmes en couple est de 14%, et 32% parmi les femmes célibataires et sexuellement actives.
Le même rapport poursuit que sur la tranche d'âge des 15 à 49 ans, 17% des femmes qui utilisent des méthodes contraceptives ont au moins un niveau scolaire de seconde, 15% ont un niveau primaire et 11% non scolarisées. Plus la femme est instruite et plus elle adopte un moyen contraceptif moderne.
Riwad
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