La 2e reprise des cours a eu lieu hier lundi dans l’ensemble des îles. Les élèves du primaire, collège et lycée ont repris le chemin de l’école avec le respect strict des mesures barrières.
Comme prévu, plus de 89 000 élèves ont repris l’école hier 14 septembre. Cette reprise des cours pour les élèves de primaire, collèges et lycées s’est faite avec le respect strict des conditions sanitaires annoncées par le ministre de l’éducation. Au Lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni, au GSFA (Abdoulhamid), au GSA (Avenir), à Mwigni Baraka et Eclairage, les responsables avaient la lourde tâche de faire respecter aux écoliers les mesures barrières à savoir le port du masque et le lavage des mains. « Bien que le ministère de l’éducation ait pris la volonté de déployer des agents de l’éducation sur le terrain pour veiller au respect des mesures, notre établissement s’est mobilisé pour lutter contre la contamination du virus », rassure Ahmed agent de portail à l’école privé Eclairage.
A l’intérieur des établissements scolaires, la modalité de s’asseoir n’est plus la même. En l’occurrence peu importe l’effectif, les enfants sont contraints de s’assoir un par table pour qu’il y ait respect des mesures de distanciation sociale. Pour les recréations, la covid-19 oblige des petites pauses de 15 minutes prises en classe. C’est pour en effet empêcher toute sorte de rapprochement des écoliers au sein des établissements au point que les parents sont à leur tour, exhortés de respecter les heures de sortie des cours dans le but d’éviter la foule des élèves souvent aperçue aux portes de certaines écoles privées.
Ainsi cette 2e reprise des cours prendra fin le 23 octobre prochain, un temps que beaucoup d’enseignants se disent être à la fois contents et inquiets. « Cela permettra aux élèves d’achever l’année et avoir des notes pour leurs admissions. Mais notre inquiétude reste sur la négligence de certains élèves qui ont baissé les bras. Et la plupart d’entre eux, leurs têtes sont vides », confie Aboubacar Mchangama enseignant des maths à l’EIK (Ecole Ibn Khaldoun). Et de conclure que « le passage des élèves est inquiétant vu le niveau des élèves et c’est le travail dont se chargent les agents de l’inspection générale au niveau de leur CIPR (veiller à ce que les élèves valident avec un niveau reconnu) ».
Kamal Gamal
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