La Gazette

des Comores

Les retraités militaires et anciens combattants s’organisent en coopérative

Les retraités militaires et anciens combattants s’organisent en coopérative © : HZK-LGDC

L'association des retraités militaires et des anciens combattants des Comores, ARMAC, créée il y'a à peine 3 ans est en mission de sensibilisation et de prise de contact dans les îles. Ce week-end, les responsables de cette association se trouvaient à Mohéli après Ngazidja et Ndzouani. Ils ont rencontré les autorités insulaires des différentes sociétés d’État, notamment ceux de la sécurité civile et de l'armée nationale de développement. Le retraité lieutenant Hamada Tamou, président de ladite association a accepté de répondre à nos questions. Interview.


Question : pourquoi la création de l'ARMAC, pendant que les retraités sont des réservistes ?

Lieutenant Hamada Tamou (LHT): Nous avons créé cette association il y a déjà 3 ans. Actuellement nous sommes près de 1000 adhérents dont 600 à Ngazidja, 100 adhérents à Mwali et 300 à Ndzouani. Mais à cause de la pandémie de la Covid-19, on n’a pas travaillé une année durant. Cette année, nous voulons redémarrer nos activités pour concrétiser nos projets. C'est une association légale puisque notre statut est homologué par le gouvernement. Nous sommes des retraités militaires mais on pourrait être utiles et contribuer dans d'autres domaines pour le bien être du pays. D'ailleurs l'objectif de nos tournées dans les îles, consiste à faire une prise de contact avec les responsables concernés, et faire un état des lieux afin de mener à bien nos activités.

Question : Quels sont les projets de l'ARMAC ?

 

LHT : Notre objectif c'est la création d’emplois dans le pays. Après la création de cette association, nous avons fait des assises pour élaborer notre plan d'action dans le prochain quinquennat. Nous avons créé une société de coopérative simplifiée SCOS, qui est enregistré dans au registre du commerce du pays. Dans cette coopérative, nous avons dégagé des volets indispensables pour accompagner les besoins sociaux. C’est la sécurité civile, la société de pêche, l'agriculture, et autres.

Question : Que bénéficie exactement un membre de l'association ?

LHT : Il ne faut pas espérer attendre la fin de l'année pour partager des recettes propres. L'avantage de notre coopérative c'est de s'entraider. Ceux qui sont malades, les veuves milliaires surtout, les familles qui ont des enfants qui souhaitent continuer leurs études à l'étranger et autres. Nous les réservistes, nous avons des mutuelles de santé mais on devrait aussi penser à nos collègues qui n'en ont pas.

Question : Qu'est-ce que vous avez retenu lors de votre visite à Mohéli ?

LHT : Dès notre arrivée à Mohéli, nous avons effectué une visite au palais de justice de Fomboni. On s'est entretenu avec le procureur général, la direction régionale de la police nationale, la sécurité civile et la gendarmerie nationale de l'escadron de Bonovo ainsi que la maison d'arrêt de Fomboni. Sur cette dernière, nous avons fait un constat sur les conditions vitales des détenus et l'état même de la prison. Et sur cela, nous allons faire un grand rapport en espérant que ça va contribuer à l'amélioration des conditions sanitaires et sécuritaires des prisonniers. D'autres constats sont observés mais malheureusement ça reste confidentiel pour le moment.

Riwad

 


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