Ce mardi 28 décembre date de la reprise des activités après 5 jours fériés, Fomboni la capitale mohelienne était déserte. Les contrôles routiers pour les automobilistes et le pass sanitaire pour les autres étaient les principales causes.
Tôt le matin de ce mardi, la brigade routière de la gendarmerie avait investi les routes de la capitale. Contrôle routinier des automobiles et des motos, contrôle du port de masque mais surtout du pass sanitaire obligatoire, avaient fait déserter les rues de Fomboni. Pourtant, c’est la journée prévue pour la reprise des activités dans les administrations publiques et assimilées, après une pause de 5 jours pour la campagne active de vaccination, selon le décret présidentiel du 22 décembre dernier.
Il est à noter que pendant ces 3 jours prévus plus une journée accordée, le pourcentage des personnes vaccinées est de 84% par rapport aux personnes ciblées en cette 4ème cohorte bis. La couverture totale atteindra donc, selon Dr Hassanaly Abdoulanziz, coordinateur insulaire 47,5% dans l’île, si ceux qui ont pris la première dose acceptent de venir recevoir la deuxième. Mais toujours est-il que les gens n’ont pas l’habitude de se déplacer avec leurs cartes de vaccination.
Jusqu'à 10h du matin de ce mardi, Fomboni semble toujours vidée de ses habitants. Le calme règne partout et la circulation routière était très fluide. Le contrôle du passe sanitaire exigé depuis le jeudi pour inciter la population à aller se faire vacciner pour atteindre l'immunité collective a été renforcé. Une journée de plus a été accordée aux équipes de l’île pour continuer la vaccination ce mardi, donc 4 jours de campagne active au lieu de 3 initialement prévus.
Et malgré ces efforts, certains récalcitrants refusent toujours la vaccination. Raison pour laquelle, ils n'osent pas mettre le nez dehors. « Pour se faire vacciner, il faut au moins connaître son état sanitaire. Il y a des gens qui vivent avec une maladie. C'est en faisant des tests qu'on se connait. Mais on nous oblige à se faire vacciner sans contrôle préalable de notre état de santé » déplore sous l’anonymat un citoyen de Fomboni. Il faut rappeler que lors de son passage à Mohéli ce weekend, le chef de l'État Azali Assoumani a menacé de confiner toute une localité dont les statistiques des vaccinés par rapport à sa démographie sont insignifiantes.
Riwad
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