Une table ronde sur les sources de croissance économique à long-terme en Union des Comores a eu lieu le 17 octobre dernier à Moroni. C’était une opportunité pour les acteurs nationaux d’échanger sur le mémorandum économique des Comores, un rapport de la Banque mondiale dont l’objectif est d’analyser la croissance économique et d’offrir des options de politiques économiques pour la stimuler.
« La discussion de cet après-midi est basée sur une question importante pour toute économie : la croissance économique à long-terme du pays. En effet, pour réduire la pauvreté et améliorer la prospérité dans un monde vivable, il est nécessaire que l’Union des Comores ait une croissance économique robuste, une croissance qui permettra de créer plus d’opportunités et d’emplois. La problématique de la croissance économique est fondamentale aussi bien pour des questions liés à l’emploi, la réduction de la pauvreté et des inégalités, que pour des questions de financements des prestations de services publics », lance d’emblée le représentant résident de la Banque Mondiale à Moroni, Boubacar Walbani.
Selon lui, cette première édition du mémorandum économique des Comores, les équipes de la Banque mondiale, après consultation des autorités comoriennes, ont choisi de faire des analyses approfondies des secteurs de la pêche et du tourisme, et de mettre en exergue l’importance de la mondialisation et de la régionalisation. Sachant que le tourisme et la pêche sont des secteurs mis en avant dans le plan Comores Emergents. « L’organisation de cette table ronde est une opportunité pour les différents acteurs d’échanger sur les priorités du pays pour stimuler la croissance économique », souligne-t-il.
Le chef de l’Etat Azali Assoumani a souligné l’importance de la thématique qui est d’autant plus important pour le pays, mais aussi du reste du monde. « La présentation du mémorandum économique de l’Union des Comores, a bien élucidé l’existence d’une réduction de la volatilité de croissance économique de notre pays, mais que cette dernier demeure déséquilibrée car étant excessivement portée par la consommation. Ensuite la nécessité d’attirer plus d’investissements du secteur privé mais aussi de développer davantage ce secteur », montre-t-il.
Et d’ajouter : « Je retiens en outre, qu’avec un programme de réformes ambitieux, nous pourrions atteindre un taux de croissance du PIB de l’ordre de 6,6% à l’horizon 2030, et qu’à l’horizon 2050, il serait possible pour notre pays, de devenir un pays émergent ». Et d’enchaîner : « Je retiens enfin, que les options de priorités de réformes se résument en trois ponts : libérer le potentiel d’investissement du secteur privé. Renforcer les fondements des institutions. Et rehausser la résilience économique ».
Nassuf Ben Amad
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