Pour normaliser la situation afin que la population de la capitale Moroni puisse avoir de l’eau, la société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a placé des sim-tamk de 2000 litres dans différentes zones de la capitale très touchées par la pénurie d’eau. A savoir Mbouzini, Mangani, Hadoudja Coulé et Quartier Al Watwan. Ces mesures palliatives, permettent de stabiliser la situation en attendant la fin des travaux techniques mis en œuvre par la société depuis bientôt deux mois.
Cela fait bientôt deux mois que la Sonede a mis en œuvre des travaux techniques du projet de réhabilitation du réseau d’adduction d’eau de Moroni et ses environs. Ce projet permettra de mettre fin aux pénuries. Toutefois, la situation ne cesse de s’empirer dans la capitale. Il est impossible pour les citoyens de s’approvisionner chaque jour en eau. Pour amortir la situation afin que la population puisse avoir de l’eau, la société nationale d’exploitation de distribution des eaux (Sonede) a placé des Sim-tank de 2000 litres dans différentes zones de la capitale très touchées par la pénurie. On peut citer les quartiers Mbouzini, Mangani, Hadoudja, Coulé et Quartier Al Watwan.
« Nous sommes conscients de la situation, et l’importance de l’eau. On a accéléré les travaux. Tout le personnel est mobilisé, surtout le département technique. La direction suit de près la situation, et même la société Sotravic, chargée des travaux », explique Maarouf Moussa, le chargé de communication de la société. Et de poursuivre : « Comme notre directeur technique l’avait expliqué lors d’une récente conférence, ce sont des travaux qui nécessitent tellement de concentration. On parle de réseau donc, on ne peut pas faire les choses au hasard. Les techniciens travaillent jour et nuit pour trouver une solution ».
Malgré cette initiative de la Sonede de mettre en place des Sim Tank, la situation est compliquée pour certains quartiers. C’est le cas de Chezani appelée aussi zone Graphica. « Je ne m’en souviens pas le jour où on a eu de l’eau sous le robinet. Je ne comprends pas pourquoi la Sonede ne pense pas à nous. J’ai déjà dépensé beaucoup d’argent en achetant cette source naturelle. Même mes petits enfants en ont marre de la situation et m’ont demandé d’aller changer la date de leur retour en France », déplore Zainaba Said, venue en vacances avec ses petits enfants. Et d’ajouter : « Ce n’est pas normal que 48 ans d’indépendance, nous avons toujours des problèmes d’eau et d’électricité ». Pareil pour les habitants du quartier Cable de Lyon et Mboueni confrontés au même calvaire.
Nassuf Ben Amad
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