Durement impactés par la crise sanitaire de coronavirus, les établissements d’enseignement privés ont demandé une aide budgétaire d’un milliard de nos francs à l’État pour pouvoir effectuer la rentrée 2020-2021. Ce dernier est prêt à débloquer seulement 655 millions KMF.
Faute de givres, on mange des merles. C’est la situation que connaissent les écoles privées, dont le portefeuille n’est pas épargné par la crise de coronavirus. Pour effectuer la rentrée scolaire 2020-2021 dans des conditions acceptables, ils ont besoin d’une aide budgétaire d’1 milliard de nos francs. Si l’État est disposé à répondre favorablement à l’appel, il ne pourra que satisfaire partiellement la demande. En effet, selon la Coordination des écoles privées (CEP) qui était en assemblée générale à Moroni ce 21 octobre, l’État ne débloquera que 655 millions KMF. Selon le président de la CEP, Soidridine Youssouf, cette enveloppe parviendra à couvrir les besoins de 222 établissements, sur un total de 250.
Autre sujet abordé lors de la rencontre, les agréments. Le ministère a annulé les agréments de tous les établissements pour leur en délivrer d’autres, renouvelable par an. Un sujet de friction entre le ministère de l’Éducation et les écoles privées, essentiellement celles qui ont pignon sur rue qui voient mal d’être logées à la même enseigne que les écoles de seconde zone qui poussent comme des champignons. Selon la CEP, le ministère de tutelle a accepté de repousser le deadline du 30 octobre à une date ultérieure, pour permettre à tous les établissements de pouvoir se procurer le fameux agrément sans lequel, ils ne seront pas reconnus.
Kamal Gamal
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