La Gazette

des Comores

Liaisons aériennes Comores-Madagascar : Le premier vol commercial prévu le 23 juillet

Liaisons aériennes Comores-Madagascar :  Le premier vol commercial prévu le 23 juillet © : HZK-LGDC

C'est la compagnie malgache Madagascar Airlines qui est à l'affiche pour ce tout premier vol commercial depuis la fermeture officielle des frontières aériennes par Antananarivo en juillet 2022.


Le ministre malgache des transports l'avait annoncé, et le chef de l'État comorien l'a confirmé. Lors de son discours à la cérémonie du 6 juillet, le locataire de Beit-Salam, Azali Assoumani, a validé la reprise de ces dessertes « dans les prochains jours ». Une déclaration qui corrobore celle faite par le ministre malgache devant les parlementaires de la Grande Île quelques jours auparavant. À ce stade, Madagascar Airlines, qui a bel et bien obtenu les autorisations nécessaires de l'aviation civile comorienne, propose quatre vols hebdomadaires entre Moroni et Antananarivo, opérés par un ATR 72 de 64 places. Attendue plutôt sur l'axe Moroni-Majunga où elle a déjà mené des études de marché depuis l'année dernière, la comorienne Royal Air n'a, quant à elle, encore rien annoncé pour l'instant.

 

On aura toutefois noté une évolution notable de la situation entre les deux pays. Fin juin à Antananarivo où il s'était rendu pour la fête nationale malgache, Azali Assoumani avait particulièrement insisté sur la reprise des liaisons. Pourtant, le projet de convention préparé en amont de cette visite n'a pas pu être paraphé en raison d'un blocage sur l'article 5 précisément. Antananarivo tente en effet d'y verrouiller un délai couperet d'un à trois mois maximum pour la restitution des biens saisis. La partie malgache exige que celle-ci soit « impérative, sans considération des procédures administratives et/ou judiciaires engagées encore pendantes ». Ce à quoi Moroni a opposé une fin de non-recevoir. Dans sa note verbale du 24 juin, l'ambassade des Comores à Antananarivo a riposté en supprimant tout délai chiffré au profit de la formule plus vague « dans l'esprit du présent Accord ».

 

Malgré ce différend, les deux chefs d'État ont décidé d'acter la reprise des transports aériens, en attendant que les deux parties s'entendent sur le « renforcement du contrôle de la sûreté économique dans les aéroports et ports, ainsi que sur la restitution des biens saisis entre Madagascar et l'Union des Comores ».

 

La Rédaction

 


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