Si ce n’est pas la toiture qui lâche, ce sont les eaux de pluie qui inondent cet aérogare de Bandar es Salam construit il y a plus de 30 ans. La nouvelle aérogare en construction, quant à elle, passe aux oubliettes. Depuis la visite de l’ancien Ministre des transports Djaé Ahamada Chanfi qui avait promis une note en conseil pour la reprise du chantier, aucune nouvelle.
L’aérogare de Bandar es Salam souffre de tous les maux. Construit à l’époque du président Ahmed Abdallah au milieu des années 80, avec quelques réaménagements, la toiture commence à lâcher au risque de tomber sur les passagers ou les employés. Une situation décriée par la population mais sans effet. Lors des dernières intempéries, les eaux de ruissellement avaient inondé même l’intérieur de cette aérogare. Pourtant son parking vient d'être réhabilité il y a à peine 6 mois, de manière à canaliser les eaux. Mais les caniveaux débordent et les torrents de boue provenant des ruelles de Bandar salam se déversent dans cette petite aérogare.
Et malgré tout, le trafic se poursuit et les enregistrements se font au risque de mouiller les bagages. C'est exactement ce qui s'est passé le 26 février dernier, et les deux jours suivants, où une pluie torrentielle s’est battue sur l'île, des conditions météorologiques qui pourraient probablement être l'une des causes du crash du Cessna d'Ab aviation. « Cette situation est humiliante puisque c'est seulement ici où on peut assister à ce phénomène surréaliste » a fait remarquer Elarik Madi Mari habitant de Djoiezi.
D’autres soucis techniques au niveau de la tour de contrôle nourrissent les débats dans les places publiques depuis quelques jours, lorsque l’avion d’Inter îles avait eu des difficultés pour atterrir. A quelques mètres de là, une nouvelle aérogare en construction depuis janvier 2014 et dont les travaux ont été interrompus en 2016, passe aux oubliettes. Pourtant, selon nos informations une enveloppe de 980 millions de francs comoriens a été allouée pour démarrer le chantier d'un bâtiment disposant d'une tour de contrôle, d'un bloc technique où seront installés les services de l'aviation civile, des douanes et de la police, et un parking digne de ce nom. Il y a un an de cela, l’ancien ministre du transport Djaé Ahamada Chanfi avait visité ce chantier abandonné et avait nourri l’espoir de reprendre les travaux. L’actuel Ministre de la justice avait promis de débattre le sujet en conseil des ministres, et depuis silence radio.
Riwad
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