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des Comores

Mourad Bazi : « Il faut une stratégie pour stabiliser la situation »

Mourad Bazi : « Il faut une stratégie pour stabiliser la situation » © : HZK-LGDC

Dans un face à face avec la presse ce lundi 13 mars 2023, le président du mouvement des entreprises comoriennes (Modec) Mourad Bazi s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment la vie chère, l’augmentation du prix du pain, et transports maritime. Pour lui il faut une stratégie pour équilibrer la situation afin de retrouver une vie paisible, car la population a assez souffert.


A quelques jours du mois de ramadan, le président du Modec Mourad Bazi s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment la vie chère, l’augmentation du prix du pain, et le transport maritime. Pour lui, il faut une stratégie pour normaliser la situation afin de retrouver une vie paisible, car la population a assez souffert. C’était l’occasion pour lui de revenir sur la dernière réunion entre la douane et le secteur privé. Une réunion qu’il a jugée nécessaire et dont il espère que tout ce qui est dit sera pris en considération. 

« Nous avons bien discuté avec les associations du secteur privé pour trouver des solutions et éviter la pénurie. On a mis l’accent surtout sur les dix produits alimentaires nécessaires dans notre vie quotidienne que nous connaissons tous. Et nous appelons ces associations de bien travailler pour stabiliser la vie des comoriens. Pour cela, il faut une vision pour la continuité des importations de ces produits. Nous nous sommes convenus que le gouvernement doit apporter le soutien aux commerçants. Nous avons proposé de mettre en place une stratégie pour équilibrer la situation. C’est-à-dire épauler et protéger les importateurs, leur donner les moyens et surtout revoir les taxes douanières », lance le patron du Modec. Et d’ajouter : « Si le gouvernement et le secteur privé réussissent à mettre cette stratégie, cela va stabiliser la situation ».

Concernant l’augmentation du prix du pain, il propose que le gouvernement et le collectif des boulangers se revoient afin de revenir au prix initial. Selon lui, s’il y’a trop de crise, cela va perturber la paix sociale. « Avec cette situation, on risque de perdre notre cohésion sociale. Donc, il faut une structure pour notre commerce depuis les importateurs, les commerçants jusqu’à la population. Une structure dont tout le monde en sortira satisfait », précise-t-il. Ce dernier n’a pas manqué d’évoquer le sujet de la contrefaçon des tomates concentrés. Il a salué le travail remarquable de l’Inrap et met en cause la douane qui n’a pas fait son travail sur cette affaire. « La douane a le devoir de vérifier les produits qui rentrent et tout ce qui peut mettre en danger la la vie de la population », conclut-il.

Nassuf Ben Amad

 


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