La Gazette

des Comores

Mwana Tsi Wa Mdzima Komor réhabilite les locaux des services d’écoute

Mwana Tsi Wa Mdzima Komor réhabilite les locaux des services d’écoute © : HZK-LGDC

Avec l’appui de l’ONG Mwana Tsi Wa Mdzima Komor, le service d'écoute et de la protection des enfants de Ngazidja a une nouvelle salle bien aménagée pour accueillir les enfants victimes d’agressions.


L'association Mwana Tsi Wa Mdzima Komor apporte sa modeste contribution au service d'écoute et de la protection des enfants de Ngazidja. Hier mardi 16 juin, une date qui marque la journée de l'enfant africain, la maison d'écoute et de la protection des enfants a ouvert une nouvelle salle pour accueillir les enfants. Cette salle bien aménagée va accueillir les enfants qui sont victimes de violences.

 

« Depuis, 2014 on œuvre activement pour la protection des enfants victimes de viol à travers des campagnes de prévention et de sensibilisation, mais aussi à travers diverses activités », avance Najda Saïd Abdallah présidente de l’ONG. Cette dernière a montré que depuis six ans elles sont sur le terrain pour accompagner les enfants victimes de ce fléau. « Nous n'avons jamais cessé d'accompagner le service d'écoute et de la protection de l’enfant de Ngazidja dans ses activités. Nous sommes conscients que ce service doit jouer un rôle central dans la prise en charge de nos enfants victimes de violence », poursuit-elle, avant d’ajouter que « c'est donc dans cette continuité que nous avons tenu à procéder à des travaux de réfection de la salle qui servira d'accueil aux enfants victimes de violences ».

 

La présidente de l’ONG espère que d'autres associations et ONG suivront cet exemple pour aider le service d'écoute à prendre en charge efficacement les enfants victimes de violences. « Il reste beaucoup à faire. Et surtout le vœu de voir dans un avenir proche, l'éradication des violences faites aux adolescents aux Comores », dit-elle. De leur côté, les responsables des affaires sociales chargés de la protection des enfants se sont penchés sur les problèmes familiaux et les agressions sexuelles enregistrés ces derniers temps.

 

« L'année dernière, on a enregistré 190 cas d'agression et de violences, dont 70% sont des enfants. Et cette année on en a comptabilisé 62, qui sont encore des adolescents. Il est temps que ces actes cessent. Nos enfants ne doivent plus subir de telles violences. Ils sont traumatisés à cause de ces agressions sexuelles » indique Ahmed Said Ahmed, le directeur général des affaires sociales, chargé de la protection et des droits de l’enfant. Il a saisi l'occasion pour lancer un appel à la justice pour faire son travail et aux ONG et associations,  de redoubler d’efforts afin de mettre fin à ce fléau.

 

Nassuf Ben Amad

 


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