Après plus de vingt années passées au sein de votre journal, le journaliste chroniqueur de la rubrique sport de La Gazette des Comores laisse la place à la nouvelle génération. Un pot d’au revoir était organisé en son honneur samedi dernier à la salle de rédaction. C'était un moment émotionnel pour le personnel de cette boîte et leurs confrères.
Depuis juillet dernier, Bacar Madi Gondet a décidé de prendre sa retraite pour raisons de santé. Avec l'âge, la fatigue et la perte de vision, il s'est dit qu'il est temps de passer la main. Par cette occasion, le personnel de La Gazette et sa direction ont organisé un pot d’au revoir le samedi 11 septembre dernier. L'événement a vu la participation de directeur général de l'Al-watwan et d'autres journalistes de sport. Et c'était un moment émotionnel pour le personnel et leur confrère. « Nous sommes là en l'honneur de notre confrère Gondet. Il était grand frère, un père enseignant pour nous. Il était le doyen de la boîte et notre vitrine au sein de la rédaction. Il était sociable et on dirait qu'on avait le même âge vu les blagues qu’on faisait ensemble. Aujourd'hui, il a décidé de passer la main, car l'âge ne lui permet pas. Raison pour laquelle nous avons organisé cette cérémonie pour lui montrer notre satisfaction et notre amour envers lui. Et bien évidemment, il va nous manquer », avance avec émotion Mohamed Youssouf, le rédacteur en chef de la Gazette des Comores.
De son côté, le directeur de publication du quotidien montre qu’il était un grand élément du journal et incarnait la jeunesse sportive avec sa rubrique sport. « Chaque matin, pas mal de jeunes achètent le journal pour lire ses articles. Durant vingt ans qu'il était ici, il faisait son travail avec amour. Il était dévoué pour son boulot et vient de bon matin. Parfois il écrit ses articles sans même bouger grâce à son carnet d’adresse bien fourni. J'en n'ai pas les mots pour le qualifier tellement il aimait son travail », montre à son tour Elhad Said Omar. Et d'ajouter : « Chaque personne est censé partir à la retraite un jour. Espérons que cette génération prendra la relève et fera ce métier avec autant d’amour et de persévérance. Et surtout suivre l'exemple de Gondet ».
Quant à Gondet, il était ému par le geste. « Je n'ai pas les mots pour vous remercier. Tout ce que je peux vous dire, je n'ai jamais regretté d'avoir travaillé avec vous. Vous étiez mes collègues, mes enfants et des bons amis. Certes, parfois on se dispute mais, c'est comme ça quand on est ensemble. J’ai travaillé ici pendant vingt ans. Il y a ceux qui étaient à l'école, l'université. Pourtant, on a travaillé ensemble », dit-il, les larmes aux yeux. Avec l'expérience, ce dernier montre que dans ce métier, parfois tu es applaudi ou pointé du doigt.
Maoulida Mbae, l’actuel directeur général d’Al-Watwan montre à son tour qu’il lisait Gondet depuis qu’il était à l'université. « Ses articles m'ont toujours impressionné. À mon retour au pays, je l'ai côtoyé ici en travaillant ensemble. J'étais rédacteur en chef et on n'avait jamais eu de problème avec ses papiers », indique-t-il. Cet ancien rédacteur en chef de La Gazette affirme qu'il n'a jamais vu un homme aussi souple et sociable comme Gondet.
Nassuf Ben Amad
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