La Gazette

des Comores

Naufrage au large de Mohéli : Un enfant perd la vie

Naufrage au large de Mohéli : Un enfant perd la vie © : HZK-LGDC

Un drame est survenu mercredi 24 septembre dernier au large de Mohéli. Une vedette reliant Uropveni à Hoani a chaviré avec 19 personnes à son bord. Si la majorité des passagers ont survécu, un enfant n’a pas pu être sauvé. Ce naufrage relance le débat sur la sécurité des traversées maritimes dans l’archipel.


Mercredi matin, aux alentours de 9 heures, une vedette appartenant au commandant Ba Kadafi a chaviré entre Uropveni et Hoani. À bord se trouvaient 13 passagers, 4 enfants et deux commandants. La mer agitée a eu raison de l’embarcation, provoquant une panique générale. Le drame a coûté la vie à un enfant, fils d’une femme enceinte. Son corps sans vie a été retrouvé puis inhumé dans son village natal de Siry Ziroudani. Le second commandant, porté disparu dans un premier temps, a finalement été retrouvé vivant mais inconscient. Selon le médecin, son état est actuellement stable. Les rescapés, exténués par la tragédie, ont été pris en charge. Certains ont été admis au Centre hospitalier régional de Fomboni tandis que d’autres ont pu regagner leur domicile. Cependant, la capacité d’accueil limitée du service des urgences, seulement trois chambres et sept lits, a mis en lumière une nouvelle fois les difficultés structurelles de l’hôpital de référence de Mohéli.

Les conditions météorologiques étaient particulièrement dangereuses ce jour-là. La vedette Adore Comores, qui devait également accoster à Uropveni, a préféré rebrousser chemin. Une autre vedette se rendant à Anjouan aurait dû dérouter sa cargaison vers Itsamia. Malgré ces signaux alarmants, plusieurs vedettes ont reçu l’autorisation de prendre la mer depuis Bazar (Fomboni) et Hoani, une décision qui interroge sur la coordination entre la garde côtière et les services météorologiques.

Au-delà de ce drame humain, c’est toute la question de la sécurité des passagers en mer qui refait surface. Les embarcations de fortune, souvent surchargées, mettent en péril des familles entières. À bord de la vedette sinistrée, une famille comptait trois enfants, dont deux garçons et une fille, exposés à un danger mortel. Cette tragédie, qui endeuille encore une fois Mohéli, appelle à une meilleure régulation du transport maritime, à un renforcement des moyens de surveillance et surtout à une prise en compte urgente de la sécurité des voyageurs entre les îles.

Riwad

 


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