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Normalisation des écoles privées : Les écoles non autorisées doivent passer au transfert d’élèves

Normalisation des écoles privées :  Les écoles non autorisées doivent passer au transfert d’élèves © : HZK-LGDC

Avec le programme de normalisation des écoles privées mis en exécution cette année par le nouveau ministre de l’éducation nationale Bacar Mvoulana, on compte environ 21 établissements scolaires privés contraints de maintenir fermer leurs portes pour non conformité. Une mesure qui menace la scolarité de plus de 1700 élèves. Pour que ces élèves puissent poursuivre l’année scolaire en cours et se présenter aux examens nationaux, le ministère préconise leurs inscriptions dans les établissements autorisés à exercer.


Pour ne pas donner des faux espoirs aux établissements scolaires privés non autorisés cette année, le ministre Bacar Mvoulana a précisé : « Même les établissements autorisés à exercer pour l’année 2024-2025 ils doivent comprendre qu’une mission d’évaluation sera organisée l’année scolaire prochaine pour déduire si l’établissement est dans la possibilité de poursuivre sa mission dans les conditions requises ». Le patron de l’éducation a fait comprendre cela lors d’un entretien juste avant la publication de la liste définitive des établissements autorisés à exercer au titre de l’année scolaire en cours.

Et son intention de maintenir fermées les écoles non conformes se justifie ainsi : « Ce sont des travaux accomplis par des experts et qui ont pris beaucoup de temps. Faisons comprendre que l’éducation nationale n'est pas un jeu. On ne peut accepter aucune faveur à une école déjà déclarée non autorisée. Il y’a eu un délai de grâce pour pouvoir se régulariser. Je m’engage à appliquer avec sévérité les résultats issus du programme de normalisation des écoles pour le bien-être de l’éducation et de nos enfants. Les établissements privés non autorisés doivent attendre les autres années scolaires pour pouvoir se conformer aux règles et rouvrir les portes ».

Dans cette perspective, le secrétariat général du ministère de l’éducation avait publié en octobre dernier, une note demandant aux écoles privées exclues de la liste définitive de fermer leurs portes en vue de favoriser le transfert des élèves dans les écoles autorisées. En l’occurrence, il appartient aux parents des élèves des établissements fermés de transférer leurs enfants dans les écoles homologuées. Sinon, les élèves figurant toujours dans les écoles interdites, risquent de passer une année blanche et ne pas se présenter aux examens nationaux.

Pour trouver un moyen de rouvrir les portes, le collectif des 21 établissements ont saisi la justice. Une procédure qui n’a pas abouti à une issue favorable. Bien que la coordination des écoles privées a exprimé sa solidarité avec les écoles déclarée non conformes, le ministre de l’éducation n’a qu’un seul mot d’ordre, la réforme du système éducatif. Et cela se fera sans pitié. Le ministre Mvoulana a également prévenu l’inspection générale. « J’ai déjà averti les inspecteurs pédagogiques que leurs missions ne se limitent pas dans les établissements publics mais aussi dans le secteur privé. Il faut que le ministère s’imprègne de tout ce qui passe dans tous les établissements scolaires publics comme privés afin de prendre des mesures pour améliorer le secteur éducatif ». Le ministre veut laisser ses empreintes en tant que professionnel qui a passé une dizaine d’années dans l’enseignement et qui veut apporter des solutions pérennes.

Kamal Gamal

 

 


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