Dans une conférence de presse, la direction générale de la société nationale de distribution d'eau (SONEDE) vient d’annoncer que le m3 d’eau se vendra à 500 FC à partir de Mai prochain. C'était l'occasion pour Soundi Goulam d'expliquer le nouveau code de l'eau.
Après maintes réflexions sur la politique d’accès à l'eau, le gouvernement, la SONEDE, la société civile et l’association des consommateurs ont jugé nécessaire de mettre en place un nouveau code de l'eau. Un texte qui règlemente la bonne gouvernance de l'eau, sa sécurisation et la mise en place d'une agence de police pour sécuriser les sources d'eau de la société pour ne citer que ceux-là. Le directeur général de la SONEDE s’est exprimé vendredi dernier et vient d'annoncer que la révision des tarifs de l’eau dont le m3 sera vendu à 500 FC, à partir du mois de Mai prochain. « C’est un prix qui défavorise la société mais il faut satisfaire la population comorienne qui est notre principal client. Et cette fois, le prix est le même sur l'ensemble du territoire national », déclare-t-il.
Selon lui, le nouveau code recommande une bonne gouvernance de l'eau. Ce qui suppose que la société doit bien gérer, préserver et sécuriser cette denrée précieuse. Pour cela, il faut réorganiser et restructurer la boîte afin d'améliorer ses performances. « Avant c'était 220 FC le mètre cube dans la capitale et aux environs. Ce qui fait que les citadins ont payé beaucoup moins que les usagers périphériques. Mais avec le nouveau code, tout le monde va payer le même prix », précise-t-il, avant d’ajouter que « le tarif sera appliqué à partir de Mai. Nous savons que cela défavorise la société en termes de finance mais on doit respecter le code, et satisfaire la population comorienne ».
Le patron de SONEDE a montré qu’avant, c’était les comités et les villages qui géraient l'eau mais ce n'était pas facile. C’est pourquoi la société a repris la main aujourd’hui pour assurer la pérennité du projet. « Il y a des communes et des villages qui ont beaucoup investi sur ça. Mais le problème était la continuité du projet. Ils ont fait appel à la Sonede à l'exemple de Hambou, Bambao ya Mboini ainsi que d'autres régions. À présent c'est la Sonede qui gère l’ensemble du système d’adduction d’eau. Cela évite aussi les conflits inter-villageois vu l'importance de l'eau », explique-t-il. Cet ingénieur en hydraulique, laisse entendre que la réhabilitation de réseau d'approvisionnement en eau dans la capitale est en cours et rassure qu'il n'y aura plus de pénurie d'eau dans les jours qui viennent.
Nassuf Ben Amad
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