Depuis samedi dernier, le village d’Ongoni à Anjouan se trouve sous les eaux. Le Croissant rouge comorien tire la sonnette d’alarme et appelle à la contribution de tout le monde pour sauver ce village d’Anjouan.
«On doit rapidement agir avant que ça ne soit trop tard », appelle de ses vœux la Croissant rouge, par la voix de son responsable chargé des relations avec les médias, René Saïd Baco. La saison de pluie et l’agitation de la mer ont encore ravagé une partie du littoral de ladite localité. Si bien que samedi passé l’antenne régionale du Croissant rouge comorien, a convié la presse sur place.
Le village d’Ongoni doit rapidement bénéficier d’une assistance sous peine d’être rayé de l’île d’Anjouan par la mer. En effet, les opérations du désensablement restent le principal facteur de cette menace croissante, laquelle, selon les techniciens du Croissant rouge risquerait de « rayer une partie du village de la carte ».
Depuis des décennies, l’extraction du sable reste une activité génératrice de revenu très pratiquée dans la localité. « Les activités liées directement ou indirectement à la destruction du littoral sont la cause de montée des eaux. La mer a ravagé ma cour et visiblement elle n’est pas prête de s’arrêter là. Elle progresse toujours », témoigne les larmes aux yeux Halima Mouhoussouni, habitante d’Ongoni.
« On ne dort plus tranquillement durant cette période de mauvais temps. Déjà, vous voyez qu’une partie de ma maison est emportée par les eaux, on sent comme si les vagues traversent sous nos lits », poursuit-elle, lançant un appel aux autorités.
Oumbad Saïd Alias Malardo, citoyen rencontré sur les lieux affirme que l’extraction du sable est une activité récente mais avant, les habitants s’étaient tournés vers l’agriculture. « Ces derniers temps, le chômage pousse les habitants, les jeunes surtout, à extraire du sable de mer, détruisant ainsi l’environnement avec toutes les conséquences qui en découlent. Que Dieu nous protège ».
Un projet de construction d’une digue est en cours. Il est piloté par une fédération des associations dont une d’Ongoni et ADESCO. « Nous sommes toujours au niveau administratif du projet qui vise à construire une digue de presque 900 mètres de long », indique l’ancien maire de la commune et membre de l’association ADESCO. Le projet de construction de cette digue est encouragé par plusieurs associations notamment la Fédération de la Solidarité et de la Communauté de l’Océan Indien (FSCOI). La situation telle quelle nécessite des mesures d’urgence, en attendant.
Nabil Jaffar
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC