Le 24 novembre dernier, l’Office national de la vanille (ONAV) a organisé au siège du Cosep, une réunion de concertation sur les cas des incendies déclarées les plantations, de vanille particulièrement. L’atelier a réuni le président de l’association des maires, Maoulid Soilihi, le responsable du centre COSEP, Ismael Mwigni Daho, le Major de la gendarmerie Mohamed Youssouf et un agent de la justice. La rencontre a abouti à la création d’une commission chargée d’élaborer un projet qui doit, plus tard, être remis au PNUD pour réalisation.
Le directeur général de l’Office national de la vanille, Aboubacar Abdoul-Wahab a échangé avec l’association des maires, la gendarmerie et la justice sur le cas des plantations de vanille de certaines régions de la Grande-Comore, ravagées par des feux de brousse. « On a des photos et des preuves qui montrent la dévastation des produits agricoles de la région de Mbadjini et Bambao, plus particulièrement la vanille. Je vous ai convié ici aujourd'hui pour connaitre les sanctions car nous soupçonnons que les incendies soient volontaires... Et si la loi qui punit de tels délits ne figure pas sur le code pénal, nous demandons son inscription », a déclaré le directeur général de l’ONAV.
A l'en croire, dans le cas qui les préoccupe, il est difficile pour les pompiers d'intervenir efficacement par manque d’équipement. « Pour combattre les feux de brousse, il faut du matériel dont le COSEP ne dispose malheureusement pas », a regretté Aboubacar Abdoul-Wahab. « Nous ne pouvons pas quitter cette salle sans mettre en place une commission capable de gérer ce type de problèmes », a-t-il ajouté. « Avant d’élaborer ce projet, il faut envisager déjà les peines réservées aux commanditaires en cas d'incendie criminelle», a précisé le président de l'association des maires, Maoulid Soilihi.
L'article 405 pénaliserait ce genre de crimes. A cette réunion de concertation, Antoyi Soilihi, directeur de la sécurité civile s'est interrogé sur le cas d'incendie provoquée par des mineurs et les sanctions prévues par la justice dans ces cas, « ou dans le cas où les coupables s'avèrent souffrir de troubles psychologiques ». De nombreuses propositions ont été faites sur les sanctions à adopter. Finalement, ça sera à la commission qui doit préparer le projet permettant au COSEP de se doter du matériel approprié aux interventions de lutte contre les feux de brousse de fixer les peines à adopter. Apres validation du projet, le ministère de l’Agriculture remettra le document au Pnud.
Kamal Gamal
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