La Gazette

des Comores

Pomwezi dit non au viol sur mineurs

Pomwezi dit non au viol sur mineurs © : HZK-LGDC

Dans le but de lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, l'association Pomwezi a organisé au Groupe Scolaire Avenir un spectacle de Slam pour dire non aux viols sur mineures. Les salmeurs appellent la justice à prendre ses responsabilités.


« Moi je suis Sona. Je suis la petite fille violée par mon beau père qui par mes brûlures et mes blessures internes, on m'oblige de me taire pour sauver l'honneur Ba Wola Foundi. Ma parole ne sera pas crue que la sienne. Aujourd'hui on crie : on en a assez ». C’est par ce message que le collectif Pomwezi en collaboration avec d'autres associations de slam a organisé un spectacle de slam samedi dernier pour sensibiliser sur les agressions sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Devant les associations de lutte contre les agressions sexuelles comme l'ONG Hifadhui, Petits Anges Soubouti wambe, Mwana tsi wamdzima et d'autres sur les actes de viols, les organisateurs ont procédé à une ribambelle de slam qui a enivré l'artiste Salim Ali Amir, qui, à travers ses chansons lutte contre les viols sur mineurs comme la chanson  « Pédophile ».

 

« Il est à s'inquiéter si aujourd'hui ce sont nos enfants qui crient qu'ils ont assez enduré le silence après avoir été victimes de leurs beaux pères, des maitres coraniques et de hautes personnalités. Je suis vraiment touché par cette initiative et je fais savoir que le mode vestimentaire n'est pas la cause à retenir sur les harcèlements sexuels car il y'a des cas qui relèvent des filles qui n'ont pas atteints 7 ans. Donc il n'est pas question d'habillement », avance la présidente des Petits Angesn Hissane Msa Hazi Rassoul avant d'exhorter les parents d'être les yeux et les oreilles de leurs enfants contre les violeurs. « Il faut que les familles soient vigilantes », lance-t-il.

 

Pour Mab El Had, la drogue est la cause principale de toute violence. S'adressant aux participants, l'auteur de « Regard biaisé » a montré que les drogues ont détruit la vie de plusieurs jeunes. « Les semaines prochaines, nous avons l'idée de projeter au GSA les conséquences liées à la drogue pour que les jeune puissent comprendre les méfaits car les maisons Chicha sont devenus les lieux où les jeunes apprennent le pire », annonce-t-il. Cette optique est appuyée par la commissaire au genre et de la protection sociale qui estime que « le Chicha nuit à la santé des jeunes des moins de 20 ans mais des actions seront menées pour structurer tous ça ».

 

Kamal Gamal

 


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