Le chantier du futur port de Mohéli entre dans une phase concrète avec la fabrication des premiers éléments destinés aux quais et aux ouvrages de protection. À Mbangani, 450 blocs ont déjà été produits sur les 4 200 nécessaires, tandis que les opérations de remblaiement se poursuivent à Bangoma. En visite sur les deux sites, le directeur général des Ports des Comores, Claude Ben Ali, salue une avancée qui doit renforcer les capacités portuaires et l’intégration maritime de l’archipel.
Le chantier du futur port de Mohéli entre dans une phase concrète. À Mbangani, les équipes s’activent à la fabrication des éléments nécessaires à la construction de l’infrastructure. Dans la matinée du 16 septembre, le directeur général des Ports des Comores, Claude Ben Ali, s’est rendu sur le site de production pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Les besoins sont désormais clairement établis : 4 200 blocs doivent être fabriqués pour accompagner la réalisation du port. Parmi eux, 1 700 blocs rectangulaires de type Hollow sont destinés aux quais, tandis que 2 500 Xblocs serviront notamment aux ouvrages de protection et au brise-lame. Selon M. Hamza, technicien du bureau de contrôle, la capacité actuelle atteint 22 blocs par jour, soit environ 12 blocs Hollow et 10 Xblocs. Une cadence appelée à progresser avec l’arrivée de nouveaux moules.
« Nous avons produit 88 Xblocs pour la brise-lames et 362 blocs Hollow (rectangulaires), soit 30% du besoin», explique le technicien. Au total, 450 blocs sont actuellement disponibles, en attendant la poursuite de la fabrication et leur transfert vers le site portuaire. Le chantier disposerait déjà de 36 moules pour les blocs Hollow et aussi l'acquisition d'un bateau qui ramènera les roches vers Bangoma en partant de l'accès maritime de Hoani. 12 moules en permanence actuellement, mais les opérations de décoffrage et certaines contraintes techniques limitent encore à 12/12 blocs hollow. L’arrivée de nouveaux équipements devrait permettre d’augmenter la production. Derrière ces chiffres se dessine surtout une ambition : « faire de Mohéli un nouveau maillon de la chaîne portuaire nationale », a indiqué Claude Ben Ali.
Avec un investissement annoncé de 60 millions d’euros, le projet porte une dimension stratégique pour les Comores. L’objectif dépasse la seule construction d’un ouvrage maritime : « il s’inscrit dans la volonté de renforcer les infrastructures nécessaires au développement de l’économie bleue, de fluidifier les échanges et d'améliorer l'intégration maritime des îles », le patron de la SCP, grand bénéficiaire se réjouit d'avance. La perspective est également celle d'un troisième port moderne de l'archipel, capable à terme de renforcer les capacités d'accueil et de traitement des marchandises, notamment pour le trafic de navires de commerce et de porte-conteneurs, selon les ambitions attachées au projet. Dans cette perspective, les quais (passagers et marchandises), le brise-lame et les ouvrages de protection constituent des éléments essentiels. Ils doivent permettre de créer les conditions physiques nécessaires à l'exploitation durable d'une infrastructure portuaire moderne.
Lors de sa visite, Claude Ben Ali a salué la mobilisation des équipes engagées sur le chantier et a particulièrement souligné le travail du coordinateur du projet, Muhammad Mmadi, ainsi que celui de M. Diab, directeur égyptien du projet. « Je suis fier du coordinateur et j'adresse un message de courage à M. Diab, l'Égyptien et directeur du projet », a -t-il déclaré, rapportant également les propos de ce dernier : "Je suis chez moi, je travaille pour les miens... » Dans la soirée, le patron de la SCP a également assisté aux opérations de remblaiement au port de Bangoma. Une séquence qui illustre, selon lui, la matérialisation progressive des investissements portuaires.
Younes
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