L’Union des Comores accueille du 10 au 14 mai la première édition du sommet mondial des Femmes d’expertise. Pour le président Azali, il s’agit d’un événement d’envergure, appelé à un bel avenir et consacré à la promotion des hommes et des femmes qui, sur le continent africain et dans la diaspora, mettent leur compétences et leur expertise, au service du développement de leurs pays respectifs.
L’ouverture de ce Sommet Mondial des Femmes d’Expertise, ce 10 mai 2022 à Moroni, constitue un moment prestigieux pour les Comores. Le Gouvernement comorien a ainsi aujourd’hui l’opportunité de mettre en exergue sa Stratégie de Croissance pour le Développement durable qui prend largement en compte, la promotion du genre, l’éducation des enfants et en particulier les filles, l’émancipation et l’autonomisation des femmes, en vue de leur pleine participation au développement et à l’émergence du pays. Présent lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la République a tenu à exprimer ses remerciements aux Femmes d’Expertise, initiatrices de ce Sommet et leur dire toute sa fierté, pour leur action en faveur de la visibilité des femmes entrepreneures, de leur accompagnement pour la recherche de financement, et leur aide financière pour le développement de leurs entreprises, aussi bien sur le Continent et dans leur diaspora. « Ce Sommet Mondial des Femmes d’Expertise et surtout la mise en œuvre du projet de formation des femmes, issues des pays africains sub-sahariens et de leurs diasporas, est particulièrement le bienvenu. En effet, ces initiatives louables, qui cadrent parfaitement avec le Plan Comores Emergentes 2030, l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et l’Agenda 2030 du système des Nations Unies, ouvrent la voie, pour les femmes, de sortir d’un entreprenariat de subsistance, pour aller vers un entreprenariat de développement », déclare le président Azali Assoumani.
Le chef de l’Etat a remercié l’Union des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture des Comores, pour le partenariat exemplaire qu’elle a su construire avec Femmes d’Expertise, en vue de proposer et identifier les femmes comoriennes ayant besoin d’une formation professionnelle ou entrepreneuriales ainsi que les modules de formation selon les besoins exprimés par le marché local et y évaluer les besoins en main d’œuvre en lien avec les formations proposées. « Dans un contexte mondial, marqué par la crise sanitaire du COVID-19 et par des tensions internationales, ce projet rencontre également notre totale adhésion car, à travers des formations innovantes, et l’accès facilité aux nouvelles technologies de l'information et de communication (NTIC), il contribuera non seulement à favoriser l’autonomisation du genre mais aussi à augmenter l’impact des femmes entrepreneures dans le PIB du continent », poursuit-il.
De son côté, le coordinateur résident du SNU aux Comores a montré que les femmes comoriennes représentent plus de 50% de la population. Leur pleine et égale participation dans l’ensemble des secteurs et sphères de décisions, ainsi que leur leadership ne sont plus une option pour le développement du pays. Il est revenu sur l’une des recommandations du dialogue national inter-comorien concernant l’adoption d’un système de quotas pour les femmes et les jeunes dans l’espace politique ; notamment lors des prochaines élections municipales et législatives. Et aussi représentation d’au moins 30% des femmes dans les bureaux exécutifs des partis politiques. J’espère que cette recommandation sera mise en œuvre. « Pour atteindre l’objectif de développement durable numéro 5 relatif à l’égalité des genres, et l’autonomisation des jeunes filles et des femmes, il est essentiel que nous soutenions cette démarche portée par les Femmes d’expertise et le gouvernement des Comores. Les femmes leaders et entrepreneures comoriennes méritent d’être les ambassadrices économiques des Comores, et les premières à bâtir l’émergence du pays au même titre que les illustres femmes bâtisseuses de cité et de sultanat qu’a connu cet archipel. Aujourd’hui plus encore, la pleine participation de femmes au développement demande à faire preuve d’inclusion, d’égalité et de parité », avance François Batalingaya.
Quant à Solange Abanda, la présidente de la plateforme Femme Expertise, elle a salué l’engagement de la femme comorienne mais plus de solidarité pour la réussite de l’évènement. « Les femmes peuvent contribuer en masse pour le développement du Contient. Et son implication devient obligation pour la construction d’un pays émergent », souligne-t-elle.
Kamal Gamal
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