La Gazette

des Comores

Prise en change des femmes victimes de VBG Des agents de santé formés

Prise en change des femmes victimes de VBG  Des agents de santé formés © : HZK-LGDC

L’Alliance française de Fomboni a accueilli le mardi 19 novembre une formation de 40 agents de santé sur les violences basées sur le genre. L’objectif est de sensibiliser la population contre ce fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans nos foyers et dans nos lieux de travail. Les exercices pratiques furent la nouveauté dans cette formation.


Dans le cadre du projet d’appui à l’acquisition des vaccins contre la covid-19 et au renforcement du système de santé, financé par la banque mondiale, des hôpitaux ont été réhabilités comme celui de Fomboni et son hangar, des centres régionaux tel que celui de Nioumachoua et celui de Djando ont été rénovés. Le projet a pris une grande part à la prévention des différentes maladies telle que le choléra, la covid-19 et bien d’autres. C’est autour des violences basées sur le genre d’en bénéficier. Et l’objectif de cette formation est de former les agents de santé communautaire et les sages-femmes pour accompagner la population dans ces cas de violences. C’est un sujet souvent tabou, selon les formateurs, dans la population comorienne et le criminel est le plus souvent protégé par la famille et la communauté.

 

40 agents de santé ont été donc outillés dans l’objectif de guider la victime de ces violences vers les associations, les services d’écoute, les centres de santé, les psychologues voire la justice, mais le premier pas commence par la confession et puis la dénonciation. « Les formations sur les violences basées sur le genre sont très importantes pour notre pays car ce fléau est banalisé. Donc la Banque mondiale à travers ce projet, s’est donné la mission de former les agents de santé sur la prise en charge des femmes victimes de violence dans notre pays», précise Chabani Bourhane, le formateur et responsable de gestion des risques sociaux et communication du projet vaccin.

 

Il a été spécifié lors de cette formation que les hommes peuvent aussi être victimes des violences. Des exercices pratiques pour évaluer la compréhension des participants avec un violentomètre a été réalisée pour permettre à un agent de santé qui se trouve loin de la capitale de pouvoir déclencher le réseau de prise en charge. « La formation a été très intéressante car elle nous a permis d’avoir plus de connaissances sur les procédures à suivre lorsqu’une personne victime de violence se présente devant nous », reconnait un des bénéficiaires de cette formation.

 

Riwad

     


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