Le kilogramme de girofle a vu prix passer de 1500 fc en 2018 à 2250 fc cette année. Un prix qui n’est pas au top mais qui suscite déjà des cambriolages à domicile et attaques nocturnes sur les toits des maisons où l’or noir est souvent séché.
Mohéli est la deuxième île comorienne où le girofle est cultivé en grande quantité derrière Anjouan. Cette richesse se localise beaucoup plus dans la région de Djando mais aussi à Djoiezi. Dans cette période partout où tu passes, à travers rues et ruelles de Djoiezi, on ne respire que l’odeur de girofle qui jonche le sol.
Avec le prix du girofle qui a sensiblement augmenté cette 2021, par rapport aux quatre dernières années, soit 2250 fc le kilogramme sec, l’insécurité guette à tout moment les producteurs de ce produit de rente très prisé. Tout le monde veut avoir du girofle même ceux n'en ont pas dans leurs champs.
Ce dimanche à Fomboni dans le quartier Coopérant, des inconnus sont entrés par effraction dans une maison en pleine journée et sont ressortis avec 3 sacs de girofle sec. C’était vers 12 heures, au moment où les propriétaires des lieux n’étaient pas encore de retour. Certaines personnes les ont vu transporter les sacs mais n’ont pas fait attention.
« Nul n'est à l'abri d'un vol. Certains se font voler dans leurs champs tandis que d'autres ont eu des visites nocturnes sur le toit de leurs maisons » a indiqué Hamada Bacar, un des grands cultivateurs de girofle à Djoiezi avant d’ajouter « moi même on m'a volé plus de 100 kg sec sur le toit de la maison de mon fils ».
À quelques mettre de là, un vieil homme âgé de quatre-vingt ans, après avoir passé toute la nuit du vendredi à séparer le girofle de ses pédoncules, a pu remplir un sac de 30 kg de girofle séparé. Il s’apprêtait à le sécher le lendemain, « malheureusement un intrus s'est introduit dans ma maison cette nuit la pour me le voler » regrette-il.
Cette même nuit, un inconnu c'est infiltré dans l'appartement du regretté Nassur Riziki à coté du terrain de football de Djoiezi pour lui voler du girofle « on a vu le voleur entrer dans ma maison mais je ne pourrais rien faire contre lui » précise la veuve de l’ancien journaliste d’Alwatan. Les cris de détresse de cette dame n'ont servi à rien étant donné l’éloignement de son domicile.
En l'espace de 5 jours seulement, quatre personnes se font voler du girofle dans la ville de Djoiezi. À Wanani dans la région Djando on dénombre ce dimanche deux autres victimes de vol de girofle.
Riwad
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