La Commission de l'océan Indien (COI) a organisé les 19 et 20 janvier à Balaclava (Maurice) la première réunion du comité de pilotage (COPIL) du programme financé par l'Union européenne sur la sécurité portuaire et la sureté de la navigation (PSP) pour l'Afrique australe, l’Afrique orientale et de l'océan Indien (AA-AO-OI). A cette occasion, le COPIL a convenu de la participation active des parties prenantes du programme à la prochaine conférence ministérielle sur la sécurité maritime qui se tiendra à Maurice en 2022.
Cette conférence permettra de renforcer l'engagement des États, des organisations régionales, internationales et sectorielles traitant de la sécurité portuaire et de la sureté de la navigation, qui constituent des leviers majeurs de développement économique et social pour la région. Les activités du PSP sont mises en œuvre conjointement par l'Organisation maritime internationale (OMI), la Force de police criminelle internationale (INTERPOL) et l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec un financement de l'UE à hauteur de 28 millions d'euros et sous la coordination générale de la COI.
Le COPIL a impliqué les neuf pays bénéficiaires du PSP, à savoir l'Angola, les Comores, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles et la Tanzanie, les pays partenaires, dont l'Afrique du Sud et Djibouti, ainsi que d'autres observateurs compte tenu de leur rôle stratégique dans le secteur maritime (l'Association de gestion portuaire d'Afrique orientale et australe (PMAESA) et l'Association des ports de l'océan Indien (APIOI), Centre régional de fusion des informations maritimes (CRFIM), Centre régional de coordination opérationnelles (CRCO), le Protocole d'entente sur l'océan Indien et le Protocole d'Abuja sur le contrôle de l'état du port).
Vêlayoudom Marimoutou, le secrétaire général de la COI, a rappelé que « l’actualité de ces derniers mois a démontré l'utilité concrète de telles actions pour les zones portuaires et les voies navigables, qui sont des infrastructures essentielles pour le commerce et la sécurité des approvisionnements, comme l’indique l’adage "No shipping, no shopping". C’est une question de sécurité, bien sûr, mais aussi d'économie et de commerce, de bien-être social et de préservation des milieux marins. Pour nos États membres, qui n’ont ni ponts ni routes pour les relier les uns aux autres et au monde, le PSP touche à l'ensemble de la chaîne de valeur ».
Outre l’accord sur la prochaine conférence ministérielle, le COPIL a recommandé le renforcement de la coordination au niveau national pour assurer la cohérence de toutes les activités et promouvoir l’esprit de responsabilité partagée. Le COPIL a également convenu que les activités de formation se concentreront sur des sessions théoriques et pratiques, conformément au plan d’action du PSP, répondant ainsi aux besoins précis des pays bénéficiaires.
Nassuf Ben Amad
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