Dans le cadre du projet d'extension et de modernisation des établissements scolaires publics baptisé Boundo la Malezi lancé en février dernier, l'école primaire publique de Vouvouni (EPPV) a accueilli la société chargée des travaux de renforcement d'infrastructures scolaires. Selon un responsable de la localité Monsieur moustique, la société a dit avoir un certain retard lié aux matériaux de construction, tout en montrant que les travaux vont démarrer bientôt pour une durée estimée à six mois.
C'est un projet financé à 15 millions d'euros pour 45 écoles au niveau national. Soit 74 milliards de nos francs accordés aux autorités et exécuté par sociétés de construction comoriennes dans le cadre du renforcement des capacités d'infrastructures scolaires. Ce projet a pour but de permettre aux enfants du pays d'apprendre dans un environnement propice. En février dernier, le projet a été lancé à l'école primaire publique de la coulée (Moroni) en présence de l'ambassadeur de la France auprès de l'Union des Comores et du ministre de l'éducation nationale Djaffar Salim Allaoui. Ce dernier a montré lors de la cérémonie que l'initiative veut garantir « un avenir meilleur pour les enfants » en précisant que 45 écoles sont visées par le projet.
Jeudi dernier, des responsables du projet en compagnie de la société en charge de la construction se sont rendus à l'école primaire publique de Vouvouni pour inspecter les lieux pour le démarrage des travaux. « Il s'agit du projet du gouvernement visant à accompagner l'éducation du pays. C'est un projet qui a plusieurs volets. Mais ce matin, nous avons discuté avec des autorités sur le volet lié au renforcement des capacités d'infrastructures. Occasion pour la société adjudicataire de regretter un retard concernant le lancement des travaux. Mais le retard est lié aux matériaux de construction », avance Mr Moustique, tout en montrant que les agents de la société vont recevoir tous les matériaux nécessaires dans les jours qui viennent et que les travaux vont durer six mois car il s'agit d'une « réhabilitation ».
Dans ce projet, les autorités comoriennes et françaises veulent appuyer un ensemble d'actions visant à renforcer une éducation de qualité au niveau du pays. Si bien que l'ambassadeur de France en Union des Comores, Sylvain Riquier parle d'un projet vaste en matière de réhabilitation, de modernisation et d'extension de près de cinquante établissements sur l’ensemble du pays. « Il s'agit de l'un des plus importants projets de renforcement d'infrastructures scolaires qui ait jamais été mis en œuvre en union des Comores », dit-il. Le diplomate français se réjouit du financement mis en place pour accompagner les Comores dans la construction d'un avenir en matière d'éducation, de santé, d'emploi, de formation professionnelle et d'entrepreneuriat.
Kamal Gamal
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