26 agents de différents postes suivent une formation des intervenants sociaux aux Comores. Cela permettra à ces membres de différentes institutions d’améliorer leur capacité sur les affaires concernant les enfants mineurs et les femmes ayant subi des agressions.
Ce lundi 16 mai 2022, a eu lieu au service universitaire de formation permanente (SUFOP) sis à Kartala, l’ouverture officielle de la formation continue des intervenants sociaux comoriens organisée avec l’Institut Supérieur de travail social de Madagascar, financé par l’UNICEF et l’agence Coréenne de coopération internationale (KOICA). Cette formation prendra quatre semaines et sera consacrée à la théorie, à la pratique sur le terrain et enfin retour au SUFOP de l’université des Comores pour faire le rapport de fin de formation.
Cela permettra à ces membres de différentes institutions d’améliorer leur capacité sur les affaires concernant les enfants mineurs et les femmes ayant subi des agressions. « L’apport de cette formation est multiforme : il concerne l’ouverture de notre structure vers la coopération régionale, en permettant notre rencontre avec l’institut supérieur de travail social de Madagascar avec qui nous avons signé une convention. Il concerne également la mise à disposition du financement de cette activité, et le conseil et l’encadrement par ses personnels », explique Mohamed Ali Mgodri directeur du SUFOP. Ce dernier montre que le travail social est une pratique professionnelle et une discipline.
Il promeut le changement et le développement social, la cohésion sociale, le développement du pouvoir d’agir et la libération des personnes. « Nos travailleurs sociaux comoriens sont des vrais volontaires car beaucoup d’entre eux ne sont formés à ce travail. Leur motivation et leur sens du devoir restent les moteurs de leurs actions. Aujourd’hui, nous venons leur apporter ce qui leur manquait notamment des apports théoriques. Ainsi nous leur permettons de lier la théorie à la pratique afin de construire des compétences professionnelles », poursuit-il.
La directrice générale l’ISTS (institut supérieur de travail social) de Madagascar Rafidimalala Odette tient à remercier le SUFOP pour son endurance durant la longue préparation qui arrive aujourd’hui à terme, malgré les différentes épreuves que nous avons dû affronter. Notamment le contexte de la pandémie, la fermeture de la frontière et autres. Elle adresse un grand remerciement à l’endroit de l’UNICEF Comores pour l’appui financier de cette formation ainsi que toutes les organisations, sans eux, ils ne seraient jamais à ce stade. « Je suis persuadée que cette session de formation va grandement contribuer à l’amélioration de la protection de l’enfance aux Comores ainsi que le début de la valorisation du travail social », dit-elle.
Quant à la Commissaire au genre, elle explique que l’événement de ce jour est un signe éloquent de l’engagement pris par le gouvernement comorien à travers des actions de protection des enfants et des femmes et surtout de l’importance de la coopération sud/sud entre le pays et son voisin, Madagascar pour renforcer les capacités des travailleurs sociaux. « Pour protéger les enfants de la violence, des abus et l’exploitation et pour les aider à accéder à la justice et une prise en charge de qualité, il nécessaire d’avoir un système efficace de protection de l’enfance. L’un des éléments critique de ce système est l’existence d’un « personnel des services sociaux » formé et doté d’un mandat clair. Espérons que cette formation va propulser la capacité et le sens du devoir des participants », souligne Maissara Ahamada M’sa, la commissaire au genre.
Nassuf Ben Amad
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