La Gazette

des Comores

Pénurie d’eau / L’eau se fait rare dans la capitale

Pénurie d’eau / L’eau se fait rare dans la capitale © : HZK-LGDC

Depuis plusieurs semaines, des citadins prennent d'assaut les bornes fontaines des zones périphériques de la capitale à la recherche d’eau, denrée rare ces derniers temps. Malgré les efforts de la Ma-mwe, la distribution de l’eau potable reste non effective dans les foyers.


Ces derniers temps, tôt le matin, les rares fontaines de la capitale sont prises d'assaut par hommes et femmes, munis de jerricanes. Dans certains quartiers, l'on se plaint de la pénurie d'eau. 3 voir 4 jours peuvent s'écouler sans qu'aucune goutte ne coule des robinets des foyers. A l'origine de cette crise, une pompe défaillante à la station de Pompage de Vouvouni. Contacté par La Gazette des Comores, le directeur général avait affirmé avoir résolu ce problème. Mais la situation reste inchangée. « Moi j’habite à Zilimadjou. Avant, j'avais de l’eau toute la journée. Mais ces dernières semaines, c'est devenu compliqué. Des fois, je suis même obligé de me rendre jusqu'à la fontaine du quartier Mdjivurize pour puiser de l’eau... », regrette Abdillah Youssouf.

 

La société en charge de la distribution de l’eau travaille pourtant "d'arrache pied pour résoudre cette épineuse question" qui paralyse des familles entières. « Je rêve de matins où je n'aurai pas à me bousculer avec mon voisin pour un seau d’eau..., confie Athoumani Soulé, qui habite dans le quartier Mdjivurize. Heureusement, notre borne fontaine est toujours alimentée par la réserve d'eau de Pangadjou. Mais en général le matin, c’est très difficile de s'approvisionner en eau tant les gens se bousculent». Une situation que tous déplorent car dit-il, au-delà de la gêne, il y a "l'image de la capitale qui du coup est écornée".


Fatima Bacar, cuisinière chez Nassib vit très mal cette situation. « Cette situation me prive de beaucoup de choses... l'eau c'est vital donc forcément, quand on en manque, on est paralysé », se plaint la jeune femme qui réside au quartier Hamramba. « Ça impacte aussi sur mon travail car parfois, j'arrive en retard; le temps de charger les seaux, etc. ».


Pour pallier à ce problème, certains citadins n'hésitent pas à vendre des jerricanes d'eau directement aux foyers. Said Ali est de ceux-là. Rencontré dans un quartier de la capitale, il revient sur son business. D’après lui, la Mamwe leur facture sévèrement "selon le nombre de bidons d'eau chargés" au château de Vouvouni Bambao. « La Mamwe considère que cette vente nous favorise. Certes oui, mais elle a oublié le nombre de personnes qu’on sauve et dépanne en agissant ainsi ». Un raccourci que la Ma-Mwe apprécie moyennement. La société s'attèle dit-on à pallier au problème. En attendant, les foyers se débrouillent comme ils peuvent.


Kamal Gamal

 

 


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