Devant l’ampleur des files d’attente et des jerricans dans les stations-services pour l’achat du pétrole lampant, le cabinet du ministère de l’énergie a réuni ce mercredi matin, les responsables de la société comorienne des hydrocarbures (Sch) et ceux des stations-services pour essayer de trouver une solution à cette problématique qui s’est inscrite dans la durée.
Depuis des mois, le pétrole est devenu de l’or liquide. Dans la majorité des stations, les files d’attentes ne cessent d’accroitre de jour en jour. Ce mercredi, le cabinet du ministère de l’énergie a réuni les responsables de la société comorienne des hydrocarbures (Sch) et ceux des stations-services pour essayer de trouver une solution à cette problématique. Pour la société nationale, une pénurie du pétrole a été annoncée depuis des mois alors qu’en réalité, il n’en est rien en ce sens que toutes les stations sont approvisionnées et que toutes les mesures sont prises pour éviter une pénurie.
« Les stations favorisent la spéculation du prix du pétrole. Elles connaissent parfaitement les revendeurs et au lieu de limiter leur approvisionnement, elles permettent à une poignée de clients de s’accaparer de la totalité du pétrole disponible. Cet état de fait laisse les autres acheteurs pendant des heures voire des jours devant les stations et renvoie par conséquent l’image d’une pénurie du produit », avance Omara Mgomri, le directeur général de la Société Comorienne des Hydrocarbures. Selon lui, à ce rythme, l’on ne peut pas en finir avec les jerricans et seules les stations peuvent arrêter de servir les mêmes clients-revendeurs chaque jour.
De leur côté, les responsables des stations-services pointent du doigt la Sch en estimant que les foules qui s’amassent devant eux, ne sont que la conséquence d’un délai de livraison anormalement long et d’une limitation du volume des commandes. « Avant, les spéculations n’avaient pas lieu d’être parce que les stations étaient approvisionnées en permanence. Les revendeurs n’avaient pas de clientèle mais maintenant, il n’est pas farfelu de recevoir sa commande deux ou trois jours après l’avoir faite » a expliqué le responsable de la station Bon Rivage à Mitsamihuli, lequel est soutenu par les stations d’Itsandra et du Port.
L’épineuse question de la livraison est en passe d’être définitivement résolue. « Avec le concours du ministère de l’énergie, nous avons obtenu un prêt pour l’achat de 8 camions citernes dont les deux sont déjà arrivés. Les autres arriveront d’ici le 1er août parce qu’effectivement, nous avons ce problème qui fait que toutes les stations ne sont pas livrées au moment où, elles le souhaitent », indique Oumara Mgomri.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC